24/09/2006

Affaires, clientélisme et politique,...mauvais ménage

Affaires, clientélisme et politique… mauvais ménage .

 

Les affaires qui ont secoué la ville de Charleroi et alimenté un feuilleton, chaque jour renouvelé, mettent en évidence des slogans que l'UCPW martèle, jour après jour, élection après élection : démocratie, transparence, participation et contrôle.

 

 

En effet, ces quatre mots étaient seuls susceptibles d’éviter les dérives scandaleuses qui ont été révélées et qui, pourtant, n’étonnent pas les élus que nous sommes.

Souvenez-vous de ce slogan, leitmotiv d’une dernière campagne électorale à Charleroi : « Rendre la ville au citoyen ». Certains dirigeants politiques ont sans doute mal compris le mot d’ordre, et l’ont confondu avec « Prendre la ville aux citoyens ».

 

Si Courcelles, notre bonne commune, semble ne pas être trop montrée du doigt par un quelconque audit mettant en cause la gestion de notre société d’habitations sociales (en attendant d’en savoir plus et nous y reviendrons), il ne faudrait toutefois pas oublier que, sans la vigilance de notre mouvement politique, les joyeuses ASBL, actuellement dissoutes, permettraient encore aujourd’hui à certains de détourner des sommes, relativement modestes, direz-vous, par rapport aux montants cités à Charleroi. Abus toutefois, il y a eu.

 

A Courcelles, avant 2000, y a-t-il eu contrôle ? Celui-ci n’eut pas lieu car les responsables politiques ont failli dans la tâche qui leur était confiée : la gestion saine des deniers publics. Et pourtant, aux côtés des responsables politiques, il ne manquait pas de personnes qualifiées pour assurer ce rôle.

 

Comment justifier cette absence de contrôle ? Chez nous, il fallait parler de confiance mal placée, donc d’incompétence de gestion. Quand on gère, on ne peut faire confiance qu’aux chiffres. Eux seuls parlent. Une première leçon s’impose à tout mandataire public : exiger le droit de contrôle.

 

Celui-ci ne peut s’appliquer que lorsqu’il y a transparence, ouverture et démocratie. Et, là, les obstacles sont mis en place pour que tous les conseillers ne puissent pas partager la même partition musicale.

 

Prenons des exemples :

 

-         En ce qui concerne les ASBL, seuls les membres du Conseil d’Administration ont le droit d’obtenir les pièces comptables et d’exiger un contrôle. Cela signifie donc que seuls, les conseillers qui en font partie peuvent revendiquer le rôle que leur confie le législateur. Les autres n'ont pas droit au chapitre.

 

-         Les sociétés d’habitations sociales représentent une chasse gardée du parti dominant, tant au sein de leur conseil d’administration que de leur comité de gestion. Là, joue à fond le clientélisme, chose que les personnes favorisées ne dénonceront certes pas.

-         L’UCPW possède deux actions de la société  « A chacun son logis » ; ce fait l’autorise à participer aux assemblées générales où bilan et rapport financier sont déposés, sans que cela ne nous permette de quelque façon que ce soit de contrôler les informations qui nous sont présentées.

-         Seule, donc, la participation de tous les partis représentés dans une commune au sein du Conseil d’Administration des habitations sociales serait susceptible de contrôler la gestion journalière, et garante de sa transparence.

 

 

 

 

-         Face aux intercommunales ( ICDI - IGRETEC – ISPPC … ), les élus se retrouvent devant les mêmes obstacles. Les assemblées générales sont des grand-messes où chaque conseiller peut assister, avec droit de vote ou sans droit de vote suivant le fait qu’il a été désigné comme représentant ou non de son conseil communal. Le parti dominant contrôle la manœuvre, quelques cacahuètes sont distribuées aux autres partis représentés au Parlement. Nous nous souvenons qu’un jour, nous avons dû menacer un directeur d’Igretec de le citer en justice pour obtenir copie d’un document concernant l’installation du zoning industriel actuel de Courcelles.

-         Jamais aucun élu d’une quelconque intercommunale n’a présenté un bilan de son action au sein des intercommunales. Seul donc le poids de citoyens conscientisés peut faire obstacle à certaines décisions prises en haut lieu.

 

 

-         Le contrôle du CPAS ou du Conseil de police n’est pas permis à tous les conseillers, car la répartition du nombre de mandats exclut les plus petits partis. En clair, cela signifie qu’un conseiller communal serait bon pour voter une dotation à l’un de ces organes, mais est incapable de pouvoir vérifier l’affectation des fonds octroyés. Les dérangeants sont ainsi éliminés et ce, encore une fois au profit du parti dominant qui se taille la part du lion.

 

Contrôler la délégation de pouvoir …

 

Les conseillers communaux, dans leur grande majorité, se dessaisissent de certaines de leurs prérogatives en faveur du Collège échevinal qui, s’appuyant sur une majorité importante, profite de la situation pour gérer, parfois abusivement en lieu et place de l’instance élue qu’est le conseil communal

 

L’UCPW continuera ainsi à se battre dans le futur pour toujours plus de pluralisme, de transparence, de démocratie et d’ouverture.

17:03 Écrit par UCPW dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/09/2006

Trazegnies, un patrimoine à mettre en valeur

Trazegnies, un patrimoine à mettre en valeur.

 

 

A la mi-juillet, nous avons appris par la presse qu’un groupe important ,la société Ortis-Invest,  désirait construire, sur le site du terril n° 5 de Trazegnies, un vaste ensemble de magasins de démarques, des solderies de « luxe ». L’information est nouvelle pour l’ensemble des conseillers communaux. Pas pour tous toutefois car André Trigaut, notre bourgmestre aurait eu des contacts avec les promoteurs du projet depuis de longs mois. Il se déclare dans la presse favorable au projet puisqu’il serait susceptible de créer quelque 900 emplois dont 600 plein temps. 

 

Un rappel s’impose.

 

 

En 1995, notre mouvement politique, l’UCPW a pris une part active dans la lutte qui opposa la population au projet d’implantation d’un Centre d’Enfouissement Technique pour déchets nocifs mais peu dangereux. Il s’est battu aux côtés du Comité de Défense du Terril n° 5 et de l’Association pour la Sauvegarde de l’Environnement Courcellois pour empêcher cette réalisation. Une vaste mobilisation populaire s’opposa à ce projet inique durant plusieurs années (dont une manifestation qui réunit trois mille personnes qui encerclèrent le terril) et sortit finalement victorieuse de la lutte. Depuis lors, le site est resté en l’état. Rappelons toutefois qu’un projet semblable qui n’a pas connu de suite avait déjà été envisagé, il y a quelques années. De son côté, le Comité du terril n° 5 n’a pas été dissout et veille toujours au grain.

 

Les dangers.

 

 

La majorité courcelloise actuelle, à l’initiative de Madame Lambot avait permis la réhabilitation du sentier promenade qui, empruntant la drève, longe le terril et aboutit à la rue du Gros Bec. Ce chemin permet ainsi aux promeneurs de s’oxygéner dans une nature luxuriante et de monter sur le terril pour flâner le long des anciens bacs à schlamms (anciens bassins de décantation), découvrir une faune et une flore exceptionnelles qui peuplent aujourd’hui cet endroit où la nature a reconquis ses droits. Le projet va araser le terril, le niveler et faire disparaître un lieu que l’UCPW veut sauvegarder. Rappelons aussi que ce terril rappelle une histoire dramatique puisqu’une partie des stériles déversés sur le n° 5 provenaient du charbonnage n° 6, lieu d’une catastrophe minière qui coûta la vie à   mineurs.

 

Que penser d’un projet d’implantation de nombreuses nouvelles enseignes de grandes marques ?

 

 

Courcelles accueille aujourd’hui sur son territoire huit grandes surfaces ( Aldi, Dial, Trafic, GB, Leader Price, Colruyt, Intermarché, Champion). Nombreux sont nos concitoyens qui se rendent aussi à Makro ou à Cora. Deux zonings commerciaux existent également  (Ville 2 et Charleroi Nord). D’autre part un projet mammouth couvert englobant le Palais des Beaux-Arts, le Palais des Expositions et son vaste parking est à l’étude à Charleroi. Faut-il encore ouvrir de nouveaux magasins ? La lutte incessante entre les grandes marques pour conquérir de nouveaux marchés ne correspond nullement aux besoins élémentaires de nos concitoyens !

En outre, cette accumulation de grandes enseignes rivalisant les unes avec les autres n’aide nullement à la création de véritables emplois.

 

Le promoteur parle de la création de centaines d’emplois mais de quels emplois s’agit-il ? Il est bon de rappeler que les diverses enseignes se font une concurrence impitoyable afin de diminuer les coûts des produits qu’elle mettent en vente. Très bien, pourrait-on dire pour les consommateurs. Mais comment font-elles pour obtenir des prix réduits ? Elles imposent tout simplement aux producteurs les prix des légumes, des fruits, des œufs, de la viande… au détriment des producteurs agriculteurs, éleveurs,…). Elles jouent ensuite sur la pression salariale. Elles imposent au personnel qu’elles engagent des emplois à petits salaires, des emplois précaires à durée déterminée, des emplois à temps partiel,quarts temps, cinquièmes temps…) Elles empêchent ainsi leurs employés de pouvoir se rencontrer, se défendre, s’unir, revendiquer…. Finalement, les syndicats de la distribution tentent éprouvent de grosses difficultés pour défendre les droits de leurs affilié(e)s.

 

 Et le commerce local ?

 

 

 

La création de ces vastes zones de commerces, quoiqu’on en dise, nuit au commerce local. Ce facteur amène à la fermeture des magasins de proximité. Que ce soit à Courcelles, Souvret ou encore Trazegnies et même Gouy, les centres urbains se désertifient créant ainsi des zones fragilisées et insécurisées. Sur cent mètres, à proximité du carrefour des quatre bras de Trazegnies, trois anciens magasins sont fermés. Sur la place Albert, une maison particulière et un ancien commerce tombent en ruine. Les lieux deviennent sinistres. Le soir venu, ils accueillent des petits trafics de tous ordres. Voilà un facteur très important qui alimente le sentiment d’insécurité de nos populations.

 

Cette concurrence d’implantations nouvelles ne nuit pas qu’au petit commerce local ; elle touche également des moyennes entreprises installées depuis longtemps dans notre entité, comme le grossiste en vins et spiritueux « Le Clos du Renard » qui cessera toute activité en septembre prochain, victime de la logique de rationalisation de la multinationale « Carrefour »… Résultat : la perte d’une soixantaine d’emplois et la création d’une « zone d’inactivité »de plus de 20 000 m2 ( deux  fois la superficie de la place du Trieu.)

Ne faudrait-il pas défendre l’emploi existant avant d’en promettre d’hypothétiques nouveaux ? Ne faudrait-il pas utiliser à bon escient les sites commerciaux existant avant d’en créer frénétiquement de nouveaux ?…

 

Que propose l’UCPW ?

 

 

Nous souhaitons le rachat de l’ensemble du terril et son classement en zone verte afin de permettre la création d’un vaste projet d’aménagement assurant la conservation des plans d’eau formés par les anciens bacs à schlamms et la transformation de l ‘ensemble de l’espace en lieu de détente et de repos. Le Nord de Charleroi est particulièrement défavorisé en ce qui concerne les lieux de détente. Pour trouver un peu de repos et se distraire, ceux d’entre nous qui possèdent un véhicule peuvent se rendre à Godarville, à Morlanwelz, à Marcinelle mais tous les autres ? 

 

Favoriser le tourisme d’un jour.

 

 

Peu de communes possèdent comme Trazegnies un tel patrimoine historique et naturel malheureusement insuffisamment mis en valeur. Notre Conseil communal a comme devoir d’aider davantage les associations locales comme les Amis du Château qui travaillent depuis tant d’années à la conservation de cet important édifice qu’est le château et son beau parc (malheureusement situés dans un environnement qui le dévaluent (maisons en ruine et abords repoussant de crasses). Le château n’est pourtant pas seul, l’église, la cure, le cimetière, la place Larsimont et sa Maison pour Tous avec sa tour qui devrait retrouver sa coiffe mais aussi le terril de la vigne sur le terril n° 7, autant de lieux à valoriser. Le tout pourrait être complété par ce lieu de verdure et de détente que constituerait le terril n° 5.Laissons courir nos imaginations : une promenade fléchée, un petit train touristique, des calèches….

 

 

 

 

Conséquence certaine : le tourisme d’un jour qui tend à se développer favoriserait l’économie locale, revivifierait notre belle commune et serait susceptible de créer de nouveaux emplois.

 

Vous pouvez nous aider dans cette campagne électorale en plaçant une affiche à votre fenêtre. Pour en obtenir: un coup de fil au 0475 / 46 39 19

23:18 Écrit par UCPW dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/09/2006

Quand Courcelles rime avec "poubelle".

 

QUAND COURCELLES RIME AVEC « POUBELLE » …

 

Déchets versés le long du mur de la gare de LaMotte

Le constat, malheureusement, n’est pas nouveau : Courcelles, notre commune, ressemble de plus en plus à une poubelle à ciel ouvert.

Que ce soit au centre, à la place du Trieu, où se concentrent les principaux commerces…que ce soit au détour des chemins de campagne…la canette de bière, la bouteille en plastique, le papier gras de hamburger ou de sachet de frite, le sac de déchets ménagers ou le vieux poste de télévision encombre le trottoir ou défigure nos campagnes.

Et tous ces actes d’incivilité, qui renforcent  le sentiment d’insécurité de la population, ne semblent pas le moins du monde inquiéter nos autorités communales !

 

 

Un seul papier suffit…

 

Déchets, rue de Binche en direction du parc à conteneurs

 

Avez-vous remarqué qu’un seul papier jeté à terre attirera dans les jours qui suivent d’autres détritus, de plus en plus nombreux ? Il suffirait donc, à priori, d’un minimum de nettoyage et d’un minimum de civisme pour éviter que la rue ne se transforme en zone d’immondices… Et pourtant… le centre de Courcelles est en permanence encombré de déchets de toute sorte. Pourquoi ? Parce qu’à l’absence de sens civique élémentaire de certains de nos concitoyens s’ajoute une politique incohérente des responsables communaux :

-         absence de poubelles publiques, au prétexte qu’elles sont trop vite remplies de déchets ménagers…La dernière histoire belge : on retire les poubelles pour éviter qu’on ne vienne les remplir !

-         moyens insignifiants octroyés à la propreté publique et à la sauvegarde de l’environnement.

-         Absence totale de surveillance et de répression des incivilités.

-         Politique inadaptée de la collecte des immondices.

 

…pour transformer Courcelles en poubelle !

 

Déchets, place du Trieu

 

La propreté de la commune s’est considérablement détériorée en vingt ans : en rue, la situation est simple : au sortir des commerces, il n’y a aucune poubelle publique susceptible d’accueillir un emballage ou une canette. Résultat : tout se retrouve sur le trottoir…

Mais le problème est plus complexe : au détour des chemins de campagne se succèdent les dépôts clandestins : divans, pneus, déchets ménagers, gravats de construction s’accumulent, malgré les ramassages occasionnels par le camion communal. Et surtout, malgré l’existence dans notre entité d’un parc à conteneurs prévu à cet effet !

Conclusion : abandonner son vieux divan dans les fossés de la rue de Viesville plutôt que de l’amener quelques centaines de mètres plus loin, au parc ICDI, témoigne d’une absence totale de sens civique !

 

L’UCPW propose donc de donner la priorité à l’éducation civique en alliant prévention et répression .Comment ?

-         En organisant dans les écoles communales de l’entité des cours de civisme, donnés par des fonctionnaires de la police locale .

-         En donnant à la police locale les moyens nécessaires à une action répressive : surveillance des sites à risque ; poursuites des contrevenants ;amendes dissuasives ;etc…

 

Il est grand temps d’inverser la logique du Pouvoir communal en place, qui n’ose affronter les problèmes, de crainte de choquer sa clientèle. Les solutions existent, qui ne culpabilisent pas nos concitoyens, mais qui les responsabilisent !

 

Trop chères les immondices ?

 

L’existence cumulée d’une taxe sur l’enlèvement et le traitement des immondices, et des sacs payants pose problème à nos concitoyens les moins fortunés. Il faut mettre un terme à cette politique aveugle de taxation, qui encourage les dépôts clandestins !

A cet égard, l’UCPW propose la suppression du sac poubelle payant et l’utilisation de sacs gratuits de couleur différente, correspondant aux différents types de déchets préalablement triés. Ce tri à la base allégera le coût de traitement des immondices.

Parallèlement, l’UCPW propose un calcul plus juste de la taxe, en tenant compte à la fois de la composition du ménage, de ses revenus et du type d’activités déployées.

En outre, il serait opportun de mettre sur pied un ramassage gratuit des encombrants à la demande – ce qui ne coûtera pas plus cher que le nettoyage sans cesse à recommencer des dépôts clandestins- ainsi que la prise en charge payante des déchets refusés dans les parcs à conteneurs.

 

L’UCPW préconise à tout le moins de revoir les relations qui lient la commune à l’ICDI et de mettre un terme à la politique laxiste des autorités communales en matière de propreté publique.

Il ne s’agit pas de culpabiliser nos concitoyens ! Il s’agit d’éviter qu’une minorité de pollueurs n’empoisonne la vie de notre communauté. Les moyens d’y arriver sont simples. L’UCPW y veillera !

 

 

 

Plus de 10 années de lutte quotidienne pour s'opposer à l'implantation d'un centre de tri légalement autorisé par un pouvoir communal aveugle et à l'odorat défaillant. Mais un chancre donc en plein centre de la commune avec poussières, papiers et autres objets volants, rats, odeurs pestilentielles.

Un combat qu'a gagné l'UCPW avec les riverains.

 

Permettez à l'UCPW de continuer ce combat à côté de tous (tes) les Courcellois(es) en soutenant pour notre liste

23:25 Écrit par UCPW dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |