31/10/2006

Le Petit Rapporteur n° 8. Pourquoi changer une équipe qui perd? Silencio assoluto. La pauvreté gagne. L'insalubrité a gagné toute l'entité.

 

elections2

 

Pourquoi changer une équipe qui perd?

 

 

Comme à chaque fois au lendemain des élections, tout le monde a gagné et tous les partis affichent une belle satisfaction…A Courcelles, le P.S. est très content : il n’a perdu « que » deux sièges ! Dégâts limités, peut-être, mais qui confirment son érosion inexorable : en trois élections, le P.S. est passé de 52 à 36%… Pas de quoi crier victoire !

Le MR aussi est très heureux. Pourtant, il ne gagne aucun siège par rapport aux élections de 2000, malgré les efforts de dernière minute d’un Aurelio Cigna, crédité de 838 voix de préférence ( et qui, du coup, a perdu la sienne lors du dernier conseil communal…).

Le seul parti démocratique à gagner en siège est le CDh. Il se retrouve donc très logiquement dans l’opposition. Mais il est, lui aussi, très content !

Et puis il y a l’extrême droite : trois sièges d’un seul coup. Sans propagande. Sans sigle. Sans affiche. Sans programme…On croit rêver. Non, c’est un cauchemar !

Quant à Ecolo et à l’UCPW, ils perdent chacun un siège.

Dès lors, pourquoi se voiler la face ? Pourquoi chercher désespérément une raison de se réjouir ? Osons le dire : ces dernières élections à Courcelles annihilent tout espoir d’une alternative de gauche :

- le mécontentement – légitime – d’une partie de l’électorat s’est malheureusement transformé en vote de protestation en faveur de l’extrême droite ;

- le courant de renouveau au sein du P.S., déjà minoritaire, a été complètement étouffé par la « vieille garde » ;

- l’alliance conclue au lendemain des élections entre le P.S. dominé par les conservateurs et le M.R. minorisé (un seul échevin) et déjà contraint au silence, annonce six années de social libéralisme. C’est la plus mauvaise alliance qui soit !

Il n’y a donc aucune illusion à se faire : la commune continuera à être gérée selon les bonnes vieilles mauvaises habitudes. Nos concitoyens qui voulaient le changement en sont pour leurs frais.

 

Ni alternance…ni alternative ! Sauf… Sauf que l’UCPW est toujours là et continuera son combat avec un double objectif : convaincre nos

concitoyens qu’une autre politique reste possible, mais aussi, dans le même temps, les détourner du spectre de l’extrême droite.

Par leur vote, de nombreux électeurs nous ont ainsi permis de continuer à faire entendre notre voix. Cette voix, c’est aussi la leur. Qu’ils en soient remerciés.

 


elections3

 

Silencio assoluto!

 

Monsieur Cigna, candidat MR, avait recueilli aux élections du 8 octobre un beau score de voix personnelles, puisque 838 Courcellois(es) avaient voté en sa faveur.

Après une campagne électorale essoufflante et énergique, le dernier candidat MR se classait premier en voix de préférence, dépassant largement la tête de liste Jean-Claude Meurée.

Nous l'avons vu, distribuant ses tracts, en lançant frénétiquement : " Votez pour moi, je suis le 29ème candidat de la liste MR «.

Nous l'avons vu, l'avant-veille des élections, vêtu d'un gilet fluorescent au centre du carrefour du Trieu, provoquer un embouteillage monstre.

Nous l'avons vu le dimanche 8 octobre, à l'entrée de l'école du Trieu, serrant force mains dans un dernier souffle d’énergie.

Depuis 2002, tel un musicien fougueux, il interpellait le Collège PS sur tout et n'importe quoi, sur un tempo fortissimo, ne craignant pas, parfois, la risée ou le ridicule.

Au lendemain du 8 octobre 2006, on allait voir ce qu'on allait voir ! Le musicien se voyait déjà échevin, et pourquoi pas bourgmestre, et renverser la majorité .Cependant, Monsieur Cigna est un soliste. Il joue sa propre partition. Le MR s'est allié au PS. Il ne sera pas échevin, et, malgré un baroud (?) télévisé sur Télésambre, il a été rappelé à l'ordre par le Député Chastel.

Ce lundi 16 octobre se déroulait le premier Conseil communal après les élections : Monsieur Cigna avait déposé deux interpellations, dont l'une lui permettait de se mettre en valeur positivement, puisque la police des polices lui donnait raison contre la police de Courcelles. Tout le monde attendait cette interpellation explosive. Quel ne fut pas l'étonnement de toute l'assemblée en constatant que le point avait été retiré de l'ordre du jour ! Il n'y eut plus de tempo fortissimo, ni de tempo andante, ni même de tempo pianissimo ! Ce fut le tempo silencio assoluto …Le soliste Cigna s'est rangé aux ordres du chef d'orchestre Chastel, sous peine d'exclusion de son parti.

On ne l'entendra donc plus à l'avenir, s'il persiste … Dommage pour les 838 Courcellois(es) qu'il a cocufié(e)s !

Un dernier mot : sans les 838 voix de Monsieur Cigna, le MR perdait un siège …

 


 

elections1

 

La pauvreté gagne

 

Lors du Conseil communal du 16 octobre dernier, nous étions appelés à nous prononcer sur le budget du CPAS. Suite à l’intervention de Fernand Payen, président du CPAS, le groupe UCPW a déclaré qu’il voterait ce budget, car la gestion est correcte, et les prises d’initiatives sociales sont importantes.

Toutefois, l’UCPW a fait remarquer que l' intervention de plus en plus importante de la commune traduit un signe d’appauvrissement de plus en plus visible de notre société : chômage grandissant, manque de logements salubres à prix modérés, augmentation du coût des médicaments, perte de revenus lors de la suppression d’avantages accordés aux handicapés, ascension vertigineuse du coût de l’énergie …

Les gouvernements prennent des mesures impopulaires, a déclaré l’UCPW, et ce sont les communes qui trinquent. Les gouvernements disent détaxer le travail, alors que les salaires ou indemnités de remplacement ne sont pas augmentées.

C’est en finalité le citoyen qui paie, et, comme les finances communales sont au bord du précipice, on s’en prendra encore une fois aux mêmes, alors qu’on vit dans une société qui produit d' insolentes richesses qui ne profitent qu'aux seuls boursicoteurs financiers.

Sans remettre en cause les chèques « mazout », l’UCPW a fait remarquer qu’il suffisait que le président Chavez fasse un pied de nez aux Américains, qu’une guerre éclate au Liban, que les Iraniens confectionnent une bombe atomique, pour qu’aussitôt les prix du mazout flambent, alors que les réserves sont suffisantes pour plusieurs semaines, et qu’il faut aussi beaucoup de temps pour que les pétroliers nous ravitaillent.

Mais, immédiatement, les prix flambent, et nous payons, du moins ceux qui ont des revenus qui le leur permettent encore.

Les spéculateurs, en quelques secondes, en retirent des bénéfices pharamineux, bénéfices échappant à la taxation.

Le gouvernement, lui, en retire hypocritement des plus-values.

Cela s’appelle le jeu du poker menteur.

 

 

L'insalubrité a gagné toute l'entité

 

chateau

 

L'administration communale veut faire du château de Trazegnies l'un des pôles d'attraction touristique. C'est que ce haut lieu patrimonial ne manque pas d'atouts. D'ailleurs, la commune de Courcelles et la Région Wallonne ont aidé l'association Les Amis du Château à mener les opérations de restauration de ce château qui a retrouvé toute sa splendeur architecturale.

Il faut un bulldozer

Mais tout autour de ces lieux idylliques chargés d'histoire, c'est la désertion. "L'environnement du château est dans un tel état de décrépitude, de délabrement, de saleté, que seul un grand coup de bulldozer pourrait en finir avec toutes ces ruines", explique Robert Tangre, chef de file de l'UCPW. Le parti de gauche et d'opposition a donc décidé d'épingler le problème lié à l'environnement de ce joyau patrimonial.

À côté du château, une ancienne belle demeure bourgeoise est devenue un réel dépotoir. Un peu plus haut, on constate que le domaine public est pour certains un lieu de déversement d'ordures. De l'autre côté de la rue, un ancien magasin abandonné depuis de nombreuses années offre le plus pitoyable des spectacles.

Pour l'UCPW, le délabrement des pourtours du château de Trazegnies est symptomatique de l'état de salubrité publique de toute l'entité. "La saleté est un fléau à Courcelles. C'est l'un des problèmes majeurs de l'entité."

Espaces verts aménagés et parkings dépourvus d'entretien, ronces d'une propriété privée envahissant les trottoirs, dépôts clandestins, absence totale de respect des habitants pour l'espace public : la situation est alarmante.

Au-delà des critiques, le groupe d'opposition appelle la future majorité violette à réinstaurer les cours d'éducation civique dans les écoles, de mener les projets d'aménagement avec les habitants pour les "responsabiliser". "L'arrivée des agents constatateurs ne réglera pas tout. C'est aux agents de quartiers de réinvestir la rue pour que l'aspect répressif soit efficace." L'environnement fait partie des priorités du PS. Reste maintenant à l'appliquer.

M.I.G. (Extrait de la Dernière Heure.)

11:54 Écrit par UCPW dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.