12/03/2007

La Saga de "A Chacun son Logis" n° 1

 

 

Suite à la "Mise au point" publiée par le Conseil d'Administration de la société " A Chacun son Logis" parue dans "Tan que Vive" de la semaine dernière, l'UCPW a décidé de ne pas réagir à la provocation mais de soumettre à notre population l'entièreté du dossier qui nous oppose à "A chacun son Logis" et d'exposer les raisons qui nous amènent à soutenir les locataires, les actions communes ECOLO et UCPW et les témoignages qui nous seront adressés.

 

Nous essayerons de le faire le plus fréquemment possible.

 

Pour commencer, nous mettons en ligne le tract que nous avons édité à la veille des élections communales et qui démontre bien l'incapacité de pouvoir dialoguer avec la présidence et la vice-présidence de la société, soit Madame Gilbert (PS) et Monsieur Richard ( cdH). 

 


 L’UCPW a été le seul groupe politique courcellois, durant ces 6 dernières années, à interpeller le Conseil communal sur la gestion de la société d’habitations sociales «  A Chacun son logis ».

 

Nous l’avons fait à 5 reprises en une année, depuis novembre 2005, au grand déplaisir de la présidente Madame Daisy Gilbert (PS) et du vice-président Monsieur Xavier RICHARD (cdH) qui voulaient nous empêcher de nous exprimer en faveur des locataires en s’agitant frénétiquement sur leur siège et en déclarant à flots contenus « Cette matière est du ressort du Conseil d’administration de la société et non du ressort du Conseil communal.» Ils oubliaient ainsi que, désignés par le Conseil communal, ils avaient des comptes à rendre aux autres élus, aux représentants de la population, VOS REPRESENTANTS. Nous résumons ci-après quelques unes de ces interventions.

 

«  Mais qui devait nettoyer certains accotements de la rue de la Ferme » ? (novembre 2005)

 

Rappelez-vous qu’une végétation luxuriante avait  envahi les accotements de cette rue et rendait ceux-ci totalement inutilisables pour les piétons. Cela obligeait dangereusement les automobilistes à se déporter sur leur gauche. Le propriétaire négligeant aurait pu alors porter la responsabilité d’une collision frontale avec un véhicule venant dans l’autre sens. Et qui était donc ce propriétaire négligeant l’élagage des arbres poussant sur son terrain? Eh bien, c’était tout simplement la société d’habitations sociales  "A Chacun son Logis ". Absence d’entretien. Mais aussi absence de constat policier pour faire respecter la réglementation communale. Silence aussi du côté des autorités communales pourtant interpellées à plusieurs reprises par des Courcellois.

 

Absence d’entretien des abords des habitations sociales. (novembre 2005 et février 2006))

 

Des habitants de plusieurs habitations sociales de l’entité (cité Claire, Thône, Guéméné Penfao et Renard) nous ont fait remarquer que l’entretien des pelouses n’avait pas été effectué qu’en fin de l’année 2005. Or, suivant le bail conclu entre la société et les locataires stipule bien que le montant des charges (provisions) prélevé en sus du loyer oblige la société à la tonte des abords et la taille des haies DEUX fois par an.

Nous avons pu vérifier l’inaccessibilité de venelles, constater les dépôts de déchets clandestins rejetés en certains lieux non nettoyés et la dégradation de murets retenant les terres (cité Renard). Que penser du travail réalisé par la suite ? En certains endroits, les haies n’ont pas été taillées (cité Claire) ou n’ont été taillées à hauteur réglementaire (1, 5 m) ou encore taillées uniquement sur la moitié de leur épaisseur, l’autre moitié pouvait atteindre parfois les 3 ou 4 m de haut. La présidente nous affirmera très sérieuse que cela était de la faute des locataires qui introduisaient des objets métalliques dans les haies et empêchaient la taille correcte.

 

A propos des charges. (février 2006)

 

Chaque mois, les locataires paient donc des charges (ou provisions) et chose troublante, le montant évolue suivant, semblerait-t-il suivant le lieu ou l’époque.

Prenons plusieurs exemples pris chez quatre locataires différents:

 

Charges perçues en

1998 : 875 FB / mois ou 10500 FB / an

Février 2002 : 21,7 € / mois ou 10.504 FB / an (pour une haie mais pas de pelouse)

Mars 2004 : 23,3 € / mois ou 11279 FB (pour une haie et une pelouse).

2005 : 25 € / mois ou 12102 FB (sans pelouse ni haie)

 

La société est hors la loi car celle-ci impose aux gérants des habitations sociales de détailler de façon précise le montant des charges auxquelles ils sont astreints afin que ces derniers puissent éventuellement contester les montants qu’on exige d’eux. Malgré notre insistance, les locataires ne savent toujours pas à ce jour quelles charges leur sont demandées.

 

A quel saint se vouer ? (mars 2006)

 

Monsieur et Madame X, locataires d’une maison de la Cité Renard ne savent plus à quel saint se vouer. Une humidité constante gagne toute leur habitation, les champignons croissent et abîment les meubles, envahissent boiseries, papiers peints, tentures,… Un enfant asthmatique est obligé de vivre en ce lieu alors que les spores des champignons qu’il ingurgite ne peuvent que le maintenir dans son mal ou pis, altérer davantage son état de santé.

Les photos prises (un coup d’œil sur le site internet http://photos-courcelles.skynetblogs.be/ s'impose) même si elles ne sont pas de très bonne qualité, elles attestent du grave problème que doivent vivre les locataires alors que la société reste sourde à leur appel au secours.

 

Devant cette interpellation, la présidente de la société « A Chacun son Logis » et le vice–président, Monsieur Xavier Richard (cdH) ne cessaient de répéter frénétiquement, faussement indignés : «C’est du ressort du Conseil d’administration de A Chacun son Logis ! C’est… C’est… »  

Une vraie litanie !

Madame Gilbert ajouta « Mais pourquoi, Monsieur Tangre ne m’a-t-il pas téléphoné ? »

Celui-ci lui répondit : « Madame, vous laissez vos locataires sans réponse pendant des mois. Ils vous ont interpellé. C’est à eux que vous deviez répondre.

 

A Chacun son logis : « Rien, rien de rien, non, je ne dirai rien.» (juin 2006)

 

La presse a annoncé les résultats de quelque 76 audits réalisés au sein des sociétés de logements sociaux. La société dans laquelle notre commune détient un nombre relativement important de parts n'est pas dans les mieux classées et n'est pas considérée parmi les mieux gérées.

Ce fait nous interroge dans la suite logique des interpellations que nous avons développées lors des derniers conseils communaux.

Il faut rappeler que nous avions déjà interrogé la présidente de la société et conseillère communale, Madame Gilbert à propos des travaux techniques non réalisés par la société ( non tonte des pelouses, taille ubuesque des haies, non nettoyage des abords, venelles, …)

A ces questions, la présidente a toujours répondu de façon sibylline. Le responsable était le temps qu'il faisait dans notre pays et comme les jours de pluie sont très nombreux, ajouta-t-elle, les ouvriers ne peuvent effectuer leur travail.

Un des points reprochés à la société par l'audit serait le manque de suivi des services techniques de la société, donc ni plus ni moins que ce que nous dénoncions lors du Conseil d'avril dernier. Dans une interview de la présidente parue dans la Nouvelle Gazette du 13 mai, celle-ci ne pointe plus son doigt vers le ciel mais reconnaît le fait en faisant référence au décès (malheureux pour tous) du responsable technique de la société suite à une longue et pénible maladie.

Si on suit  le raisonnement de la présidente de « A Chacun son Logis », lorsqu'un chef est malade, il n'existe donc personne capable de prendre le relais.

Par cette nouvelle interpellation, l’UCPW désirait aussi obtenir dans le délai le plus bref une copie de l'entièreté de l'audit pour connaître les manquements reprochés à la société.

Tour à tour, Madame Gilbert et Monsieur Richard, vice-président soutinrent que la Société Wallonne du Logement leur interdisait de communiquer le contenu du rapport tant que l’audit n’était pas totalement terminé.

La main sur le cœur, dans un grand élan de transparence (dans le long terme), Madame Gilbert déclara que le rapport serait communiqué aux conseillers dès que la SWL lui en donnerait l’autorisation.

Curieux, voici des administrateurs qui ont été désignés par notre conseil communal et qui obéissent aux injonctions d’un certain pouvoir, négligeant d’informer dans la plus grande transparence  ceux qui les ont élus.

Nous nous en souviendrons le moment venu déclara l’UCPW tandis que Madame Lambot « échevine cdH », très sèchement, apostropha son coéquipier Monsieur Richard, lui rappelant qu’il était redevable de comptes DEVANT LE CONSEIL COMMUNAL.

Et puis comme d’habitude à Courcelles, cela se termina dans l’indifférence la plus totale.

 

« A Chacun son Logis, suite et sans doute pas encore fin… ». (juillet 2006)

 

Le mécontentement de plusieurs de nos collègues s’est exprimé lors de notre dernière intervention sur le même sujet. Plusieurs d’entre nous ont contesté le fait que les mandataires que nous avons désignés pour représenter la commune au sein du Conseil d’Administration auraient tendance à obéir plus rapidement et les deux doigts sur la couture du pantalon (ou de la jupe) aux injonctions de la SWL plutôt que de veiller à informer notre Conseil communal devant lequel ils sont redevables. Depuis la dernière intervention de l’UCPW, le dossier a évolué. A Chacun son Logis serait aujourd’hui placée sous le contrôle d’un commissaire spécial du gouvernement wallon et une nouvelle entrevue contradictoire devrait avoir lieu. En cette veille d’élections communales, le Conseil communal malgré nos diverses interventions n’a toujours pas été averti du contenu de l’audit. Seul le Conseil d’administration de la société en connaît le contenu. L’assemblée générale de la société qui s’est tenue en septembre 2006 n’a pas non plus été avertie des reproches adressés aux administrateurs de notre société de logement ? Que ceux-ci soient majeurs ou mineurs, ces faits doivent nous être communiqués afin que nous puissions juger de leur bien-fondé.

 

Assemblée générale de « A Chacun son Logis » (septembre 2006)

 

Cette assemblée générale de la société d’habitations sociales n’avait qu’un point à l’ordre du jour : « Alignement du salaire de la présidente de la société sur celui d’un échevin ». En fait, il s’agissait de légaliser une décision prises par le seul conseil d’administration de la société qui avait augmenté la rétribution du traitement de la présidente, décision prise en 1999 (????) sans que l’Assemblée générale de la société n’ait été appelée à avaliser la décision présentée par le conseil d’administration où les partis de la majorité actuelle font la pluie et le beau temps. Pas mal quand ont sait que le traitement passait ainsi de plus ou moins 50 000 FB à plus de 90 000 FB. Qui d’entre nous a-t-il pu bénéficier pareillement d’une telle augmentation de son pouvoir d’achat?

 

Une réflexion de l’UCPW : nous savons par la presse que deux reproches étaient adressés à la société suite à l’audit

1)      l’irrégularité de certains appels d’offre ;

2)      la mise en cause des services techniques de la société.

Si on se rappelle, l’agacement quand ce n’est pas le frénésie de Madame Gilbert comme de Monsieur Richard pour ne pas communiquer le contenu total de l’audit aux membres du conseil communal, cette augmentation non légalisée n’était-elle pas une des irrégularités que l’on tentait de cacher ?

 

Et demain ?

 

La crise traversée par de nombreuses sociétés d’habitations sociales va connaître un heureux développement : pour la prochaine mandature, les partis de la majorité de seront plus seuls  à participer au conseil d’administration de ces sociétés. Ceux-ci seront ouverts aux partis de la minorité suivant une règle appelée la loi D’Hondt. Fini donc le règne du clientélisme et des passe-droits de tous ordres.

La crise va permettre aux locataires des  logements sociaux d’être enfin entendus. 

     

Que tous les conseillers communaux qui en feront partie fassent ALORS valoir les droits de regard et de contrôle qiui seront les leurs.

 

Le Comité de l’Union Communale Progressiste et Wallonne.

11:54 Écrit par UCPW dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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