22/03/2007

La saga "A Chacun son Logis n° 3"

Retour en arrière. 

 

La 2 ème demande d'interpellation de la majorité PS -  cdH par le groupe UCPW à propos de A Chacun son Logis date du 13 mai 2006.

 

TANGRE Robert

Trieu des Agneaux,43

6180 COURCELLES                             Courcelles, le 13 mai 2006.

 

 

 

Au Collège des Bourgmestre

et Echevins

Administration communale

de et à

6180 COURCELLES

 

 

 

 

Madame, Messieurs,

 

 

 

Auriez-vous l'amabilité d'inscrire à l'ordre du jour de la séance du Conseil communal du 7 juin prochain, le point suivant: "A propos de l'audit de A Chacun son Logis."

 

Motivation:

 

La presse a annoncé les résultats de quelque 76 audits réalisés au sein des sociétés de logements sociaux. La société dans laquelle notre commune détient un nombre relativement important de parts n'est pas dans les mieux classées et n'est pas considérée parmi les mieux gérées.

 

Ce fait nous interroge dans la suite logique des interpellations que nous avons développées lors des derniers conseils communaux. Rappelez-vous que je m'étais interrogé à propos des travaux techniques réalisés par la société ( non-tonte des pelouses, taille ubuesque des haies, non-nettoyage des abords, venelles, …

A ces questions, la présidente m'a répondu de façon sibylline que le responsable était le temps qu'il faisait dans notre pays et comme les jours de pluie étaient très nombreux, les ouvriers ne pouvaient effectuer leur travail.

 Un des points reprochés à la société par l'audit serait le manque de suivi des services techniques de la société, donc ni plus ni moins que ce que je dénonçais lors du Conseil d'avril dernier (voir interview de la présidente dans la Nouvelle Gazette du 13 mai).

A la presse, la présidente ne pointe plus son doigt vers le ciel, et reconnaît le fait en faisant référence au décès (malheureux pour tous) du responsable technique (suite à une longue et pénible maladie).

A Chacun son Logis, lorsqu'un chef est malade, il n'existerait donc personne capable de prendre le relais.

 

Je souhaite donc que le point revienne devant le Conseil communal du 7 juin prochain et désire obtenir dans le délai le plus bref copie de l'entièreté de l'audit pour poser en séance publique les questions sur les manquements éventuels.

 

J'espère qu'il ne sera pas fait obstacle à cette demande sinon j'en référerai aux autorités de tutelle.

 

Avec mes remerciements, pour l'attention que vous accorderez à la présente, je vous prie de croire, Madame, Messieurs, à l'assurance de ma considération la meilleure.

 

 

Robert TANGRE

Conseiller communal

 


 

Devant le mutisme de la présidente, Madame Gilbert (PS) et du vice-président, Monsieur Richard (cdH), quatre mois s'écouleront entre notre première interpellation d'avril 2006 et une réponse de la société qui figurait dans la farde d'information du dernier conseil communal d'avant élections en août 2006. Cette réponse ne portait ni en-tête et ni signature.

 

Jugez donc du contenu de cette réponse.

 

Entretien des haies et pelouses des habitations sociales et montant des charges

 

Réponse à l’interpellation de Monsieur Tangre

 

Il est effectivement prévu et normal (qui dirait le contraire?) de percevoir au-delà du loyer des charges locatives portant sur l’entretien et notamment pour l’entretien des pelouses et des haies.

 

L’entretien de ces espaces se réalise parfois en devant faire face à de nombreuses difficultés, notamment au moment de la croissance des végétations et des périodes de pluies (1 ère excuse donnée pour expliquer la non réalisation de l'entretien des pelouses et des haies), qui freinent considérablement ce travail, mais nous veillons toujours à normaliser ces situations.

 

Nous sommes aussi, et de manière récurrente, amenés à procéder à un nettoyage en divers endroits truffés d’objets hétéroclites, constituant des dépôts clandestins (Il suffit de se promener dans les ruelles pour constater la réalité).

Effectivement, ce manque de respect de l’environnement par des personnes internes ou externes à notre patrimoine, constitue pour nous une surcharge d’exploitation.

 

Toujours au même registre, nous sommes aussi amenés à procéder à des réparations, suite à des dégradations occasionnées à notre patrimoine, tout simplement par des actes de vandalisme (C'est de la responsabilité du bailleur et non du locataire. Ces montants ne peuvent leur être portés en compte).

 

Il nous paraît aussi nécessaire de signaler que certains locataires souhaitent procéder à la coupe de leur haie et à la tonte de leur pelouse pour diverses raisons : absence au moment de notre passage, ou tout simplement question de choix de leur part (et pallier aux carences).

 

Il est bon aussi de porter à votre connaissance que certains espaces, par le fait qu’ils sont inaccessibles (???), fermés (???) ou encombrés (???), ne nous permettent pas toujours de passer selon la bonne fréquence (début de reconnaissance partielle des torts de la société).

 

Nous tenons aussi à signaler que nous constatons que des objets divers, dangereux, et en tout les cas conduisant à la destruction de nos machines, ne nous permettent pas d’exécuter le travail (ex : piquets de fer dans les haies, ou tout autre objet allant à l’encontre du bon fonctionnement de nos machines). La dégradation de nos taille-haies n’est pas étrangère à ce phénomène (Ce serait pour cette raison que certaines haies n'ont été taillées que sur la moitié de leur large, la partie côté habuitation pouvant parfois atteindre 3, 4 m de haut?)

 

En ce qui concerne les charges locatives, les chiffres peuvent, effectivement, varier d’un chantier à l’autre, et conséquemment les coûts.

 

Et pourquoi ces exemples alors?

 

Charges perçues en

 

Février 2002 : 21,7 €/mois ou 10.504 FB/ an (pour une haie mais pas de pelouse)

Mars 2004 : 23,3 €/mois ou 11279 FB (pour une haie et une pelouse).

2005 : 25 €/mois ou 12102 FB (sans pelouse ni haie)

 

 

D’autre part, par rapport à la période, il y a lieu de savoir que nos charges locatives sont restées gelées pendant plusieurs années.

 

Malheureusement, l’incidence des coûts nous a obligés à revoir celles-ci, il y a trois ans. (Suivant les relevés effectués par mes soins, elles sont restées quasi constantes entre 1999  et 2005) Il est, à ce propos, possible de se référer à l’arrêté du Gouvernement Wallon du 25 février 1999. Un tableau des charges est d’ailleurs tenu à jour en permanence à la société.

 

Toujours en ce qui concerne ce poste, et en particulier celui relatif aux plantations ou espaces verts, le rapport d’audit met en évidence un surcoût d’entretien non négligeable de ces plantations (Tiens, tiens, c'est la première fois qu'on parle du rapport d'audit que la société s'est entêtée à refuser de communiquer aux conseillers communaux), vis-à-vis de la provision demandée au locataire .

 

De toute manière, conscients que nous gérons une société à connotation sociale, nous avons, bien entendu, à cœur d’exécuter nos obligations dans l’intérêt de tous, et dans le souci du respect et de la considération de nos locataires.

 

Des photos peuvent être compulsées de manière à étayer et concrétiser les diverses situations que nous rencontrons dans le cadre de notre gestion.

 

En août 2006, soit un mois et demi avant les élections communales personne n'a été averti de l'augmentation du montant des charges. L'assemblée générale des actionnaires qui se tiendra le 19 septembre 2006 sera tenue ignorante du contenu de l'audit et de la volonté du conseil d'administration de revoir le montant des charges et des récupérations qui seraient portées en compte de quelque 200 locataires.

La société enverra ses réclamations à partir de novembre 2006 juste avant l'installation de la nouvelle majorité). Mais que dit la loi de 1999 à propos de la révision du montant des charges? Tout simplement que cette révision doit être annuelle. Il va de soi que la comptabilité de l'exercice en cours doit être close avant d'avertir les locataires de l'augmentation du montant des charges et ce, dès le début de l'année suivante.

 

A SUIVRE

 

 

 

21:33 Écrit par UCPW dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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