05/04/2008

Le Petit Rapporteur Courcellois ( avril 2008 )

jeamarEt encore des problèmes à la Cité Guernica à Trazegnies
(Article paru dans le journal « La Nouvelle Gazette » du vendredi 11 avril 2008)

Certainement par manque de place, le compte rendu du journaliste ne fait pas mention de tous les noms des personnes présentes ni de la présence de L’UCPW, que je représentais.

Il faut, encore une fois, se rappeler l’importante interpellation, du conseiller Robert Tangre, lors de la séance publique du Conseil  communal de février dernier.

Pour rappel, il était fait état des faits d’incivilités commis par des jeunes de la Cité Renard, Cité Guéméné,  mais aussi du manque de réaction (Cités de non droit. cliquez sur http://le-petit-rapporteur-courcellois.skynetblogs.be/archive-week/2007-35 pour en savoir plus.)

Pour l’administration, il y a un manque d’effectifs. La police de proximité est absente ou pratiquement inexistante alors que les brigades d’intervention devraient se trouver rapidement sur les lieux lorsque des faits délictueux sont commis d’autant plus que les principaux auteurs sont connus !

A deux reprises, Madame L’Echevine Flora Richir, a tenté des concertations qu’elle espérait positives avec cette jeunesse agressive. Des éducateurs de rue étaient également présents afin d’apporter une solution aux problèmes existants. Ces actions n’ont débouché sur rien, les jeunes concernés étant insensibles aux propositions et solutions énoncées.

Il y a incontestablement chez ces jeunes des lacunes d’éducation parentale. Ils s’ennuient et de dès le plus jeune âge car  des enfants de 11-12 ans ne sont à peine scolarisés. La responsabilité des faits graves n’incombe bien sûr pas à la Police. Devant cette situation, les responsables politiques de notre entité ont le devoir de réagir. Mais les réactions sont-elles adéquates ? A quoi peut servir ce bus itinérant dit de prévention et d’éducation décidé par le Conseil communal ? Il reste vide car le simple fait de discuter n’intéresse pas cette catégorie de jeunes.  L’initiative, certes louable, est inefficace, coûteuse et ne débouchera sur rien de concret car seul un rapport de forces est susceptible de changer la situation.

Et les responsables de la société de logements sociaux, qu’en pensent-ils ?  Le Président, suivant ce qu’il déclare, « Je ne sais rien ou pas grand-chose et il pense qu’on lui cacherait beaucoup de choses ». Pour le Vice-président, Monsieur Xavier Richard : « Ce qui se passe à la Cité Guernica n’est pas du ressort de la société ».

Ces élus ont pourtant des responsabilités, la première, n’est-elle pas d’assurer la quiétude, la tranquillité de leurs locataires ?

Les parents déficients sont, eux, responsables des agissements négatifs de leurs enfants qui enfreignent tant des articles de lois du Code Civil que  du Code Wallon du Logement.

L’Administration Communale à des pouvoirs de lutter contre ce fléau :

1° depuis le 1 avril 2005 sur le renforcement de la sécurité publique
2° suivant des règlements modifiés par les articles 117 – 119 – 135 de la nouvelle loi communale
3° l’article 135 sert également de fondement aux mesures de polices pries par le bourgmestre à titre individuel.

En un mot, les locataires attendent une réaction proactive tant des responsables politiques, de la police ou des responsables de A Chacun son Logis.

Quant à nous, UCPW et moi, plus personnellement, je serai à leurs côtés.

Le secrétaire de L’ UCPW
Jean-Marie Glorieus
Candidat au Comité Consultatif des Locataires et Propriétaires (CCLP)
 
 


LIGUE_NBLa Ligue des familles réagit

Pour vous remémorer les événements qui provoquent la réaction de la Ligue des Familles que nous reproduisons intégralement ci-dessous, cliquez sur: http://le-petit-rapporteur-courcellois.skynetblogs.be/archive-month/2008-03

Monsieur Tangre,

Devant la réponse de Mr Meurée, nous nous demandons si nous parlons de la même situation ?

"Que retenir de la réponse de l’échevin ?
La Ligue des familles aurait agi dans la précipitation. Elle aurait dû l’interpeller pour résoudre le problème. Pâques étant situé très tôt dans le mois de mars, il ignorait que cela allait coïncider avec  la fête pascale. Les ouvriers ont placé les barrières le vendredi à 16 heures puis sont partis ignorant le problème. Pour la Ligue, il aurait suffi de les déplacer pour atteindre la salle de l’enseignement spécialisé où aurait dû se tenir la bourse. Le conseiller UCPW n’aurait pas dû prendre parti pour la Ligue sans l’avoir consulté personnellement au préalable."

Où est la précipitation ?  Lorsque nous avons constaté, le vendredi 7 mars à 15 h, que la place et les rues adjacentes allaient être interdites à toute circulation nous devions trouver une solution.  Nous avons pris contact avec le bureau de police de Courcelles et nous nous sommes, aussi, présentés à l’administration communale.   Le replis derrière l’arrêté de police, le dénigrement et l’insolence à notre égard n’ont apporté qu’amertume et colère à l’égard de nos responsables communaux.  Contrairement à l’analyse de l’échevin, nous avons donc bien interpellé pour résoudre le problème mais  aucune solution ne nous a été proposée.

Suite à cette mésaventure, nous avons adressé une lettre au collège des bourgmestre et échevins le 9 mars en même temps que la demande au journal Tan Que Vive et nous constatons que le journal a fait paraître notre article mais que nos élus communaux n'ont pas encore pris la peine de nous répondre. 

On vous reproche de prendre parti pour notre cause et de ne pas avoir consulté au préalable l’échevin, mais n’étions-nous pas les premiers à devoir être consultés par l’échevin pour connaître la réalité de la situation ?  De plus, nous sommes étonnés de constater que "la réponse" formulée par l'échevin, à propos des barrières, est une incitation à la transgression des lois ( «… il aurait suffi de les déplacer… ») , étant un mouvement d'éducation permanente, nous n’avons certainement pas ce rôle-là à jouer.

L'erreur est humaine, reconnaître son erreur aurait été tellement plus positif et enrichissant pour tout le monde.  Mais une fois de plus, l'erreur est masquée et on préfère accuser la victime, c'est tellement plus facile !

Nous osons espérer que notre mésaventure fera réfléchir certains et apportera un petit pas dans la démocratie de notre commune.  Nous voulons croire en des élus attentifs aux citoyens, à l’écoute des actions de solidarités et soucieux d’établir une communication vraie et sereine.

Merci pour le soutien et la franchise que vous manifestez à notre égard

Le comité communal de la Ligue des Familles de Courcelles


09/04/08 : Courcelles : le budget 2008 entériné

ImageA Courcelles, dont la situation financière n'est guère brillante
suite aux erreurs du passé, le budget 2008 a enfin été
entériné mardi soir par le conseil communal. Elaboré sur base
des recommandations du CRAC, le Centre Régional d'Aide
aux Communes, ce budget apparaît forcément peu ambitieux mais colle à la réalité
financière.

Pour voir le reportage, cliquez sur http://telesambre.rtc.be/content/view/2190/166/


Budget communal 2008: un budget sans ambition.

L’analyse du budget communal 2008 sera sans doute plus facile que celles que j’ai faites pour les années antérieures. Et ce, d’autant plus que je partirai d’un article paru dans le Soir du 7 avril, article reproduisant un certain nombre de déclarations de notre bourgmestre, déclarations qui confortent mon analyse.

« C’est un budget sans ambition parce qu’il consiste avant tout en un redressement, déclare le bourgmestre. »

Nous ne pouvons que souscrire à ces propos. Ce budget, avec une marge bénéficiaire si étroite, est dans la foulée des derniers budgets qui nous ont été présentés : 15.687, 71€ de bénéfice, sur un budget recettes - dépenses avoisinant de 26. 850. 000 €, c’est bien évidemment dérisoire.

« Ce n’est pas une grosse somme, mais au moins, c’est réaliste, et le budget est en équilibre. Il ne faut pas oublier que nous revenons de loin, d’un déficit de 200.000 € en 2006. »

Certes ! Dans la foulée, nous constatons avec plaisir que la majorité a procédé à un véritable élagage dans les irrécouvrables qui faussaient par le passé les prévisions budgétaires. 

En ce qui concerne les arriérés de crédit actuels, les 2 tiers proviennent principalement de facturations tardives du service incendie, de la SWDE et de l’ICDI. Je compte donc sur intervention de Melle l’échevine des Finances auprès d’eux pour une facturation  de leurs services dans l’année en cours.

« Si notre budget est en équilibre, c’est parce que nous avons réduit la dotation du CPAS qui a obtenu des subsides qui n’étaient pas initialement prévus . C’est un one shot, et nous en sommes conscients ».

Pour atteindre l’équilibre, la majorité récupère ainsi un peu moins de 500.000 € de subventions au CPAS, mais ne nous réjouissons pas trop vite, car les mesures qui vont être prises par la pentapartite gouvernementale risquent de mettre à mal très rapidement les finances des CPAS, et la commune devra peut-être refinancer  obligatoirement  cette structure sociale.

Pourrais-je proposer au Collège de présenter au prochain Conseil communal une motion soutenant l’Union des Communes Wallonnes section CPAS s’opposant à la réforme spéciale de l’aide sociale?

Dans le même ordre d’idées, le présent budget met particulièrement en évidence les conséquences directes de la privatisation des secteurs énergétiques, bancaire ou de l’eau en ce qui concerne plus particulièrement les dividendes qui étaient reversés aux communes. Ces privatisations ont fortement augmenté le coût des diverses énergies, et diminué du même coup les recettes que nous tirions des anciennes intercommunales.

La politique européenne soutenant un euro fort, d’une part, et la liaison des prix du pétrole au dollar, d’autre part, risquent de mettre à mal nos prévisions budgétaires au niveau des dépenses énergétiques.

Malheureusement, je dois constater que l’équilibre a aussi été atteint en s’en prenant de manière discriminatoire aux subventions des associations qui représentent les derniers liens de solidarité tissés par nos concitoyens. Je ne peux que regretter la suppression ou la diminution des subventions accordées sous les majorités antérieures.

Le bourgmestre continue en soulignant que « Pas de subsides, pas de projets. Nous nous trouvons dans une situation où il est impossible d’augmenter notre charge d’emprunt ».

Là encore, je ne peux que lui donner raison, car la dette communale pour l’année budgétaire 2008 se monte à : 

- 3.246.243 € pour 5.178.343 € au total de l’extraordinaire, soit 63 %
- 2.421.276 € pour 26.572.695 € à l’ordinaire, soit 11 %

Au total, la dette représente +/- 21 % du total ordinaire et extraordinaire. Il faut aussi savoir que la dette cumulée est de 24.871.927 €, soit un peu moins de 1 milliard de FB.

Ayant fait ce calcul à plusieurs reprises dans le passé, je ne peux que constater que la dette ne diminue pas. Elle ampute donc notre budget d’un montant approximatif de 20 % .Que ne pourrions-nous faire avec cela ? Notre dernier emprunt que nous avons contracté sera remboursé en 2027.

Voilà bien ce qui handicape les finances de toutes les communes, la preuve évidente de la nécessité d’un refinancement global des pouvoirs publics. A ce propos, je ne partage pas le contentement manifesté par notre bourgmestre lorsqu’il dit : « Nous sommes confiants. On est à l’aise, car le fonds des communes va revoir notre dotation à la hausse. Nous devrions obtenir 150.000 € de plus que ce qui était prévu cette année pour Courcelles ? Cela devrait être voté fin juin, et nous pourrons ainsi l’acter en modification budgétaire ».

Très bien ! Ce n’est que justice, car entre 2007 et 2008, les prévisions de divers transferts ont quelque peu régressé. Ces 150.000 € mettront un peu d’huile dans les rouages budgétaires, sans toutefois atteindre la véritable nécessité d’un refinancement des communes.

Volontairement, je vais négliger les diverses dépenses prévues par la majorité, surtout au niveau salarial, pour terminer mon intervention sur une dernière réflexion concernant les recettes, et plus particulièrement les diverses taxes : 

- 338.000 € supplémentaires pour le précompte immobilier (apport des immeubles du zoning et des nouvelles habitations, sans doute)
- 759.000 € en plus pour les centimes additionnels aux personnes physiques, la limite de taxation étant désormais atteinte. Un bien piètre résultat lorqu’on sait que la commune doit encore rembourser 1.050.000 € jusqu’en 2021 pour les emprunts contractés pour la réalisation du zoning industriel 

Ce fait prouve que les taxes touchant les implantations industrielles sur ce zoning rapportent bien peu aux finances communales puisque les mêmes contribuent peu à l’effort collectif, celui des citoyens. Les frais de services offerts aux entreprises du zoning – police, égouttage, voiries, éclairage – sont en effet partagés entre nous tous ….

Dans cette intervention, je n’ai pas voulu faire de la démagogie en pinaillant sur des détails car le manque d’attractivité de ce budget n’incombe pas nécessairement à ceux qui l’ont conçu et je dois avouer qu’il serait difficile de réaliser un budget innovant, enthousiasmant avec les éléments chiffrés disponibles. ?

Je suis las de répéter année après année que le système de financement en Belgique des collectivités locales est nul. Passons la frontière proche de chez nous et nous constaterons que les municipalités françaises disposent d’autres moyens financiers que les nôtres pour améliorer les voiries, embellir leur environnement, lutter contre les dépôts clandestins, améliorer la mobilité et ce dans les plus petits centres urbains. En Belgique, nous en restons au moyen-âge. La commune doit vivre chichement. C’est la raison pour laquelle, je ne peux m’opposer à ce budget et, désabusé, je m’abstiendrai.

Robert TANGRE


APERITIF - RENCONTRE

avec Bernard Hennebert

le dimanche 13 avril 2008 de 11 à 13 H

Local de l’asbl Progrès et Culture
Rue Albert Lemaître, 1
6180 Courcelles

autour du livre de
«Il faut sauver  la RTBF »


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« Le malaise identitaire de la RTBF, écartelée entre ses missions de service public et sa course laborieuse à l'audimat, désespère Bernard Hennebert. (…) Son dernier opus fait la part belle au combat antipub. (…)

« Au-delà de la pub, qu'il veut voir disparaître de la RTBF, Bernard Hennebert démontre - avec autant de persuasion que, dans certains cas, de mauvaise foi - la manière dont les dirigeants de Reyers ont, avec la complicité du gouvernement de la Communauté française, "détricoté" une série d'obligations minutieusement élaborées au fil des années (…) L'auteur multiplie les exemples de "contournement" par la RTBF de la lettre et de l'esprit du nouveau contrat de gestion : émissions pour enfants, garde-fous publicitaires, évaluation de la qualité des programmes, signalétique, droits des usagers et émissions de médiation, etc. (…) Le livre de Bernard Hennebert vaut aussi le détour pour sa préface, signée par Marc Moulin. Sur une dizaine de pages, l'ex-RTBF y va au bazooka ! ».

Pour en savoir plus, un coup d'oeil sur http://www.consoloisirs.be/presentation/livre03.html 
s'impose


On nous écrit
Un des gaspillages de la nouvelle poste

La poste possède 5 centres de tri en bordure de grands axes routiers et a abandonné  le rail pour véhiculer le courrier. De toute évidence, ce n’est pas bon pour la planète.

 A titre d’exemple : "Un Tournaisien qui poste un courrier pour son voisin, voit sa lettre transportée par camion à Fleurus pour être triée, puis  retour à Tournai, par camion, pour être distribuée. Franchement en terme de progrès et développement durable, on peut mieux faire !"

Par ailleurs, en liaison et avec raison, on ne cesse de nous parler des « petits gestes » que chacun(e) peut accomplir pour  économiser l’énergie, limiter les déplacements et par conséquent la nécessité de modifier notre mode de vie. Faites ce que je dis et non ce que je fais puisqu’en son temps, « le Fédéral » a choisi de privatiser la poste , de fermer des bureaux, engendrant parmi les problèmes causés, de nouveaux déplacements  pour la clientèle, annihilant ainsi « les petits gestes » qui auraient pu être posés.

« Le petit geste du politique » serait de s’opposer au  renouvellement à l’échéance de 2009 de l’accord passé pour 5 années avec le consortium privé formé par Post Danmark et CVC Capital Partners, et d’assurer  un retour à une « Poste publique »

Une pétition en ce sens circule actuellement. Elle recueille un grand succès dans tous les milieux, politiques, syndicaux, associatifs, universitaires,… Qu’attendez-vous pour la signer à votre tour : « Site information / pétition / signataires : www.sauvonslaposte.be »

Jacques COUPEZ
Ancien conseiller communal
 


Les facteurs peuvent-ils rouler en mobylette sur les trottoirs?

Bonjour Robert.

Juste te dire que je me pose quelques questions quant à d'éventuelles autorisations qui seraient données aux services de la poste de Courcelles! Je m'explique : on parle de la sécurité routière et de la sécurité des piétons mais alors, comment se fait-il que les "facteurs" roulent en mobylette sur les trottoirs pour déposer le courrier? Qu'en est-il du respect du code de la route??? On dit souvent que les jeunes ne respectent pas les lois mais comment le pourraient-ils si les services publics ne le font pas?

Voilà Robert, c'était juste un questionnement que je voulais te soumettre!

Bien à toi,

G. D. (nom connu de la rédaction)

23:03 Écrit par UCPW dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |