16/10/2008

Le Petit Rapporteur Courcellois octobre 2008

Chers Concitoyens,

Nous vous avons délaissé pendant un certain temps: un surcroît de travail, un peu de fatigue,...

Nous voici, nous reprenons le collier.

La Rédaction


A PROPOS DE L’ECOLE DU TRIEU DES AGNEAUX


Le vendredi 17 avril 2008, Télésambre diffusait l’émission « Un an après ».

Il était question d’évoquer la situation politique courcelloise, un an après la décision de la fédération socialiste de Charleroi , de demander la démission des échevins socialistes, Christian Hansenne , Roland Lemoine , et Michel Krantz .

Le débat dirigé par le présentateur de Télésambre opposait le Bourgmestre de Courcelles , Monsieur Axel Sœur ( PS ) et les conseillers communaux , Messieurs Christophe Clersy ( Ecolo ) et Johan Petré ( CDH ) . Ce débat était illustré par des témoignages .

Une partie de l’émission fut consacrée à l’ affaire du déménagement de classes de l’Ecole du TDA vers celle de Rianwelz , pour rappel , actuellement fermée . C’est dans ce cadre que Robert Tangre  ( U C P W ) et Jean-Claude Meurée ( MR )  furent interrogés .

L’intervention de notre conseiller provoqua des grincements de dents auprès de la majorité . Ne participant pas à ce débat , hélas , notre conseiller se trouvait dans l’impossibilité de compléter son point de vue dont la présentation était fort fragmentaire .

Comme la durée de l’émission ne le permettait pas ( 25 minutes ) , nous allons expliquer durant quelques jours la position de l’ UCPW sur la problématique de l’école du TDA .

Par la suite , d’une façon plus générale , nous vous expliquerons la politique communale en matière de rénovation de bâtiments scolaires .

Nous vous en souhaitons une bonne lecture , et à demain pour la suite .

Georges Cambier
Président de  l’ UCPW
 

En cliquant sur le lien suivant, vous découvrirez l'émission évoquée:

17/10/08 : UN AN APRES - la mise sous tutelle de l'Union Socialiste Courcelloise

http://telesambre.rtc.be/content/view/3576/1/


Bref historique de l'école du Trieu des Agneaux

C’est le 1er septembre 1962 que je débutai ma carrière d’instituteur , au siège scolaire du Trieu des Agneaux , à Courcelles . A cette époque , l’école comportait une école pour filles , sous la direction de Madame Petit - Bongrain et une école pour garçons , sous la direction de Monsieur Capron.

Chaque école était composée de trois classes dirigées par trois instituteurs et trois institutrices ayant respectivement chacun et chacune deux années : 1ère et 2ème année - 3ème et 4ème année - 5ème et 6ème année.  L’école fille comprenait également deux classes maternelles situées dans un pavillon en bois , et une extension dans une maison située à la rue Depasse.

Cette situation perdura jusqu'en 1969 année où le pouvoir communal décida de la mixité de l’enseignement tout en conservant les deux chefs d’école , Monsieur Capron prenant sa retraite était remplacé par Monsieur Lenenne .

Chacun(e) des enseignant(e)s se retrouvait en charge d’une seule tranche d'âge, fameux progrès pour les enfants. Ce fut le début du développement continu de l’école .
                                                                                                                                                                                     En juin 1978 , moment ou je quittai le siège de l’école pour devenir conseiller pédagogique détaché par le ministère de l’éducation auprès d’une organisation de jeunesse , l’Union des Pionniers de Belgique , les 1ère et 5ème années étaient dédoublées . Cela eut pour effet de porter le nombre d’enseignants à dix et une nouvelle extension fut ouverte dans un pavillon situé , cette fois , à la Cité Guéméné Penfao. Ce dernier abritait deux classes maternelles.  Le nombre total d’enseignant(e)s était ainsi porté à douze personnes, le tout sous la direction de Madame Petit (ex Bongrain) .

Bientôt, cette dernière  prenait sa retraite et c’est ma collègue Nelly Depré - Delpierre, avec laquelle je partageais la 5ème année, qui prenait la relève .

Dès ce moment sous sa remarquable direction , l’école s’accrut de façon importante pour atteindre ce qu’elle est devenue aujourd’hui, l’école la plus importante de l’entité courcelloise avec 450 élèves .

Pensez-vous que c’est le fait du hasard ou encore d’un engouement subit et inconscient des parents?  Non bien évidement, car ces derniers avaient constaté la qualité de l’enseignement prodigué à TDA par deux générations d’enseignant(e)s et le sens des responsabilités des directions qui se sont succédées .

Devant une telle situation , le pouvoir communal a-t-il tout fait pour favoriser, à la fois, l'extension de l'école et l’accueil des centaines d’élèves qui, aujourd’hui, la fréquentent ?

Je réponds et je clame un NON fort et clair !

Je m’expliquerai par la suite dans  des articles que je publierai les prochains jours .

Robert Tangre
Ancien Instituteur ( 1ère - 2ème - 3ème - 4ème - et 5ème années au TDA )
Aujourd’hui conseiller communal de l’ U C P W



Les travaux effectués au TDA.

En 1962 existaient  six classes primaires, deux pavillons en bois pour les maternelles, et les deux maisons des chefs d’école situées à front de rue. A l’arrière du bâtiment  se trouvaient deux jardins faisant penser à une vraie jungle. Dans une des caves se donnait le cours de religion protestante.

En 1964, deux pièces d’une des maisons se transformaient en classes, une pour la 2ème année (1ère extension du cadre des enseignants porté alors à 7 instituteurs primaires et 2 gardiennes) La seconde pièce étant réservée pour les cours de religion.

En 1967, de gros travaux de rénovation étaient effectués : disparition des poêles à charbon et leur remplacement par une installation de chauffage individuel au gaz, aménagement d’une cour pour les enfants de l’école maternelle en lieu et place du jardin, création de sanitaires et de trois salles de cours en remplacement des caves. Dans le même temps, placement de nouveaux châssis pour les classes situées au-dessus des maternelles, remplacement de la toiture de tous les bâtiments et construction de sanitaires du côté « filles ».

En 1977, les enseignants, presque tous syndiqués, n’hésitaient pas à arrêter le travail pour obliger le pouvoir organisateur à prendre les dispositions nécessaires afin de faire effectuer les travaux sur l’ensemble du système chauffage individuel au gaz, car il était  fréquent que des fuites apparaissent donnant lieu à une grande insécurité.
Pour notre action nous fûmes accusés « de ne pas respecter les formes normales de concertation ».
Deux jours après le déclenchement de cette action syndicale, le Collège échevinal ferma l’école et en 8 jours, toute l’installation fut remplacée, (les tuyauteries et radiateurs) !
Comme quoi l’action syndicale est la seule force d’opposition concertée à quel que pouvoir qui ce soit. Un syndicat n’est pas une mutuelle ou une assurance « tous risques » mais l’action concertée et collective des travailleurs pour faire respecter leurs droits

ET PAR LA SUITE ?

Les châssis de fenêtres ont connu une seule couche de peinture et la pourriture a été soigneusement camouflée en recouvrant les bases. Le comité des parents relayé par l’UCPW  ( Georges Cambier, était membre du club du TDA) fit de nombreuses pétitions pour remplacer les toilettes moyenâgeuses du côté des garçons et la construction d’un préau.

Vu l’afflux sans cesse croissant de nouveaux élèves , on vit se construire 1 pavillon en bois puis 2  puis 3 et puis un 4ème en même temps que l’aménagement des anciennes maisons des chefs d’école en classes mais également l’aménagement d’une salle de gymnastique.

Ce fut sans doute, après la rénovation de 1967, la seule véritable transformation de l’école et ce, faut- il le souligner, sous le contrôle de l’échevin Quériat.

Robert Tangre
Conseiller communal UCPW

 Des interventions de l’UCPW

En 1988, suite à son élection en tant que conseiller communal, l’instituteur communal, Robert Tangre, abandonne l’enseignement, car il y avait incompatibilité de fonctions entre son mandat communal et le fait d’être élu communal car on ne peut pas se contrôler soi-même. Mais, dit en passant, des enseignants dépendant d’autres pouvoirs organisateurs, concurrents directs de l’enseignement communal, peuvent siéger sans problème.

En 1994, la loi s’est renforcée, et a obligé notre ami à démissionner du cadre communal. Cependant, instituteur un jour, instituteur toujours, depuis son élection, Robert Tangre prit très souvent la défense de son ancien siège d’école. C’est ainsi qu’il relaya à plusieurs reprises les pétitions des parents souhaitant la construction de sanitaires et d’un préau du côté des  garçons.Il mit en garde le Collège communal contre le danger que représentaient les conduites de gaz non protégées courant le long des pavillons en bois. Il exprima à plusieurs reprises la nécessité de préserver ces fameux pavillons : couleur et enduit bitumé sur les toitures, et, surtout, il proposa de remplacer ces fameux pavillons qui étaient, en principe provisoires, par des bâtiments en dur.
En effet, comme le montrera la photo que nous publierons d’ici peu, 4 classes sur 2 niveaux peuvent être construites aujourd’hui sur une bande de terrain restée libre, avec un accès par la cour  de récréation des maternelles.

« Manque de moyens financiers » clame le Collège échevinal ! Il est certain que sur fonds propres, la commune ne peut réaliser ces travaux, mais étant donné l’âge des pavillons (+/- 20 ans), il y a urgence ! Et pour en revenir au financement, l’école étant en discrimination positive, la commune peut bénéficier de subventions importantes, allant de 90 % à la totalité du coût des travaux. Alors, qu’attend-on ?

Parmi les interventions du conseiller, soulignons aussi ses nombreuses demandes pour assurer la sécurité aux abords de l’école, tels le déplacement des passages pour piétons, qui donnaient en plein sur un portique fermé, une présence policière pour l’éducation de certains parents qui garent leur véhicule n’importe où, et la création de lieux de stationnement pour les bus chargés du transport des enfants .

JM Glorieus – Secrétaire de l’UCPW


TDA : rentrée 2008, la crise éclate, chronologie d’un événement :

1er septembre 2008

L’école fondamentale de Rianwelz n’atteignant plus le quota d’élèves pour fonctionner (7 élèves manquent) doit fermer.  D’autre part, l’école fondamentale du TDA voit  sa population continuer à augmenter: 450 élèves au total. Il faut ouvrir de nouvelles classes.

Vers le 9 septembre

Le Collège communal réunit les enseignants pour leur signifier qu’il va procéder au déplacement des enfants de 5 et 6ème années vers les classes devenues libres de Rianwelz. Les déplacements seront effectués par des bus scolaires. Des parents, accompagnés de leurs enfants, interviennent dans la réunion et manifestent leur volonté de rester au TDA sinon ils menacent de changer leurs enfants d’école. Toutefois, ils craignent d’être pris en otage car après le 30/09/08, la loi interdit les changements d’écoles.

Nouvelle Gazette du 12 septembre : déclaration de notre Bourgmestre «…nous nous sommes rangés aux réticences ! Les classes de 5 et 6ème années du TDA ne déménageront pas...». Le Bourgmestre semble avoir compris la formulation des réticences des parents mais il signale «qu’il demandera le contrôle des locaux par le les pompiers afin de s’assurer de la parfaite sécurité des lieux, ainsi que de l’accessibilité de l’école aux services de secours».

Nouvelle Gazette du 17 octobre

« Sécurité oblige », les élèves déménageront bien à Rianwelz. Le Bourgmestre déclare « Le rapport des pompiers ne me laisse pas d’autre choix ».  On ne fait aucun commentaire sur le 3 pages de recommandations des pompiers car « la sécurité des enfants et des enseignants est gravement compromise en cas d’incendie ».

Télésambre : dans le cadre de l’émission diffusée précédemment sur la chaîne régionale « Un an après », (voir le lien ci-dessus 17/10/2008) les mandataires communaux s’expriment. Les opinions des partis, ECOLO, CDH  et UCPW, divergent totalement de la majorité PS - MR.

Lundi 20 octobre : conférence de presse d’ECOLO.

Vendredi 24 septembre : placement de panneaux explicatifs sur les grillages de l’école ne donnant que la conclusion des pompiers et également un communiqué du Collège communal accusant le conseiller communal ECOLO, Christophe Clersy, de mensonge et le conseiller communal UCPW, Robert Tangre de médisance.

Le Comité de l’UCPW


La crise dans la presse.

Nouvelle Gazette (06/09)

«  Cet établissement affiche complet à tel point que plusieurs classes sont logées dans les modules provisoires."  (Eh oui, un provisoire qui dure depuis bien plus de 20 ans pour les plus anciens).

«  Il aurait fallu en prévoir un supplémentaire et on évitera une dépense de 25.000 € »  (Et le coût du transport, qui l’a calculé ?)

«  La navette reliera les deux extensions séparées de 500 m à peine «  (A vol d’oiseau, certes !)

Nouvelle Gazette du 11/09 :

«  Certaines classes se trouvent dans des containers » (Des pavillons en bois construits sur une assiette en dur !)

Nouvelle Gazette du 12/09

« Nous nous sommes rangés aux résistances des parents » (Ah oui ?????)

Nouvelle Gazette du 17/10

La conclusion du rapport des pompiers est citée mais de façon très abrégée.

Dans la Dernière Heure

Nous reproduisons ci-après l’article en question :

Parents, craignez, il y a des bidons d’essence dispersé dans l’école et des rouleaux de papier toilette placés sur la chaudière (pour accélérer la combustion ?)

Dernière-Heure-TDA

Le rapport lui ne mentionne pas ces faits. Devant de telles affirmations, l’UCPW s’est adressée à Monsieur le Secrétaire communal qui, après consultation du Directeur des Travaux, nous a informés que de tels arguments ne figuraient pas dans le rapport et qu’il n’existait aucun autre document que celui que nous publierons intégralement demain.

Une question se pose alors : «  Qui a intérêt à transmettre à la presse de telles déclarations. Elles ne sont certes pas sorties de l’imagination du journaliste. Etait-il besoin d’effrayer les parents et de faire croire aux lecteurs que l’école se trouvait assise sur un volcan prêt à entrer en éruption ?

Robert Tangre
Conseiller communal UCPW


La rénovation de la Cité Druine s'achève

Elle a belle allure aujourd'hui cette petite cité calme abritant beaucoup de personnes isolées. La photo ci-dessous vous le prouve.

cite-druine-3

Arrêtons-nous cependant devant cette habitation. Remarquez-vous quelque chose? Regardez bien la petite armoire où se loge le compteur pour le gaz.

Cité-Druine-1

Cette personne va devoir annuellement effectuer elle-même son relevé. Comment pourra-t-elle accéder à son compteur? Comment l'ouvrier peut-il manquer de jugeote à ce point? L'UCPW demande à la société de réagir le plus rapidement possible.

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Et pourtant le paveur a bien pris soin de découper sa dalle pour suivre le profil de la boîte!

17:04 Écrit par UCPW dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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