27/02/2009

Le Petit Rapporteur Courcellois - février 2009

Conférence de presse de l’UCPW du 13 février 2009

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L'UCPW fête en ce moment ses 20 ans d’existence. Elle a participé durant ces longues années à bien des combats de longue durée. Vous le savez. L’un d’entre eux est notre lutte  contre des faits d’incivilités commis dans les Cités Renard et Guéméné à Courcelles, de la Baille à Souvret et St Joseph et Benoîte Epine à Trazegnies. Parmi les nombreux documents que nous venons de vous remettre, vous trouverez trace de nos diverses interventions que ce soient tracts, interpellations au Conseil communal, courriers adressés aux autorités politiques ou judiciaires.

Parmi ces interventions, je m’attacherai plus particulièrement à celle que j’ai développée en 2007 dans laquelle, je parlais de cités de non droit, titre provocateur, certes. Les faits signalés parlent d’eux-mêmes et prouvent qu’il se passe dans nos cités des actes inqualifiables. Ces actes causent un sentiment d’insécurité chez certains, sentiments réels, exagérés ou non. Il existe toutefois et nous devons y réfléchir et donner une réponse à l’ensemble des habitants. La société ACSL possède plus de 1000 logements, cela représente au minimum 3000 de nos concitoyens soit la dixième partie de la population globale de Courcelles. Ce sentiment d’insécurité est aggravé par le manque de visibilité policière et surtout par le sentiment d’impunité qui anime certains auteurs de faits délictueux. L’absence de suite judiciaire a fait comprendre aux plus jeunes qu’avant 18 ans, ils pouvaient tout se permettre, élément qui voit des auteurs d’actes délictueux de plus en plus jeunes.

Que penser de ces actes ? On fonce avec un kwad sur des personnes, on fait hurler les radios tard le soir. On roule dans les rues avec ces petites motos interdites de circulation sur la voirie publique, on jette des papiers enflammés dans les boîtes aux lettres, on n’hésite pas à jeter des pavés dans le vitrage des habitations et dernièrement à incendier des voitures. On lance des menaces de représailles. Des habitants de diverses cités courcelloises ici présents vous apporteront tout à l’heure leur témoignage.

Notre dernière interpellation datait de 2007. Suite à notre appel, des rencontres ont été organisées entre responsables politiques, responsables de ACSL, autorités policières, animateurs de rue, riverains... Peu a été fait. De timides approches comme la présence d’un bus de quartier ont échoué. La société, du moins son ancienne direction, est restée aux abonnés absents. L’autorité politique a demandé le passage plus fréquent de patrouilles. Vainement car les actes délictueux ont continué jusqu’au moment où il y a eu atteinte à la personne d’un conducteur de bus et incendie de voitures devant… des habitations sociales.

Cela eut le don de faire bouger les autorités, le Bourgmestre décréta un couvre-feu de 23 h à 6 heures pour les jeunes et les rassemblements de plus de 5 personnes. Une question : sont-ce toujours des jeunes qui sont la cause de ces troubles. Il semblerait que dans tous les cas que ce soit à Souvret ou à Courcelles, des adultes parfois âgés d’une bonne vingtaine d’année étaient les réels meneurs entraînant dans leur sillage de plus jeunes. Chaque fois aussi, que ce soit à la cité Renard ou à la cité Guernica, les meneurs possédaient déjà un casier judiciaire fort chargé. Aujourd’hui, ils se reposent enfin à Jamioulx.

Que penser du décret pris il y aura bientôt 15 jours et qui va se terminer incessamment. Pour nous, son effet sera nul. Si la cité a connu une période de relative quiétude, la présence policière va revenir à la normale, par faute de moyens financiers, le bourgmestre ne parle-t-il pas du coût de l’opération : 25 000 euros pour des heures supplémentaires. L’article de votre confrère se termine par un signal d’alarme en parlant déjà d’un geste inconsidéré : jet d’un briquet enflammé. Alors… Nous craignons que tout ne redevienne comme avant car fondamentalement rien n’est changé dans le comportement des autorités que du public posant problème.
Pour l’administration, il y a un manque d’effectifs. La police de proximité est absente ou pratiquement inexistante alors que les brigades d’intervention devraient se trouver rapidement sur les lieux lorsque des faits délictueux sont commis d’autant plus que les principaux auteurs sont connus !
Et la responsabilité politique ? A ce propos, nous estimons que trop souvent, la gauche au pouvoir minimise le sentiment d’insécurité dans la rue. Elle fait preuve d’angélisme et traite de manière ambiguë la petite et moyenne délinquance. La gauche n’aime pas parler de la détérioration de la qualité de vie des couches populaires défavorisées dans certains quartiers « à problèmes ». Elle a tendance à minimiser le problème. Voire à victimiser les auteurs d’atteinte aux biens et elle explique sinon excuse tout par l’environnement social. C’est la faute à la société ? C’est trop court et trop facile.

Il faudrait réfléchir à la problématique afin d’avoir une réponse au tout sécuritaire. Il n’est pas normal que des multiples récidivistes échappent pratiquement à toute sanction à cause de leur jeune âge. Il est tout aussi inadmissible que des individus dangereux soient relâchés par manque de place en centres fermés. Nous devons être sécuritaires dans le bon sens du terme car notre première mission est de protéger nos concitoyens. Il ne faut pas laisser le discours sécuritaire à la droite qui ne cesse d’aggraver l’insécurité sociale par la politique ultralibérale qu’elle mène.

L’UCPW  vous soumet le triptyque :

Prévention- répression puis réparation.  

La prévention en prenant un arsenal de mesures d’encadrement social de la jeunesse, lieux d’accueil, salles d’activités, encadrement, animations sportives et culturelles, réhabilitation de l’habitat dans certains cas.

Prévention aussi en responsabilisant les habitants des cités et en écoutant et répondant à leurs attentes.

Prévention  par la présence d’agents de la société chargés de la surveillance et du respect du bien public et ce, en liaison étroite avec les agents constatateurs actuels. Demain sera créé un corps de gardien de la paix, la présence de ces derniers peut avoir un effet dissuasif.

Prévention enfin par une présence policière plus visible.

Prévention aussi en accordant des moyens financiers pour réaliser ces objectifs. Serait-il plus facile de trouver des milliards d’euros pour sauver de la faillite des banques qui ont magouillé plutôt que d’investir dans l’humain ?

Répression en s’appuyant sur les textes légaux.

En premier lieu, tenter d’établir le dialogue en vue de trouver une solution amiable. Dans une commune comme Courcelles, on peut faire appel à la médiatrice communale. C’est souvent cependant l’agent de quartier qui devrait jouer ce rôle. Si le trouble de voisinage porte atteinte à l’ordre public, s’il est constitutif d’une infraction, autrement dit, s’il va à l’encontre d’une loi, d’un décret ou d’un règlement, les forces de police pourront intervenir. Elles constateront le trouble, rédigeront éventuellement un procès verbal qui sera éventuellement transmis aux autorités judiciaires.
Si le trouble de voisinage est d’ordre privé, purement civil, on devra avoir recours à la justice de paix. Les mesures de répression sont transcrites dans des textes, il suffit donc d’avoir la volonté politique de les faire appliquer.

Depuis peu, le Conseil communal de Courcelles a voté des sanctions administratives pour des comportements sanctionnés pénalement ou administrativement par une loi ou un décret. Cela concerne aussi bien les menaces d’attentat contre les personnes et les biens que les coups et blessures volontaires que les injures, vols simples,…

La Nouvelle Loi communale en son article 135 confère donc aux autorités communales le soin de veiller à faire bénéficier les habitants des avantages d’une bonne police, c’est-à-dire la tranquillité, la salubrité et la sécurité publique.

D’autre part, les communes souhaitant réprimer des infractions non contenues dans le règlement de police peuvent se contenter de procéder à un renvoi vers des textes définissant les infractions visées aux articles 327-330 du Code pénal.

Enfin toute société d’habitations sociales peut mettre fin à un bail en adressant au locataire un avis motivé de 3 mois pour trouble de fait. De même, lors d’un jugement portant sur des actes de vandalisme commis par un enfant mineur, un juge de Marchienne-au-Pont a estimé qu’une société de logement social ne s’immisçait pas dans la vie privée de ses locataires en entendant éloigner des personnes qui, par elles-mêmes ou par les membres de leur famille, perturbaient la gestion de tout un ensemble d’habitations sociales. De même, il a été jugé qu’une société immobilière de service public donnant en location des logements sociaux est habilitée à poursuivre la résolution du bail aux torts du locataire et son expulsion dès lors que son comportement sauvage et celui des siens dégradent l’immeuble et perturbent les colocataires.

Réparation en privilégiant les travaux d’intérêt général en mettant les fauteurs à la disposition des sociétés d’habitations sociales
Je vous remercie

Robert Tangre, conseiller communal

13/02/09 : fin du couvre-feu à Trazegnies

ImageA Trazegnies (Courcelles), le couvre-feu se termine lundi. Robert Tangre, conseiller communal UCPW qui se trouve dans l'opposition, se fait l'écho des craintes des habitants des cités.

Voir la vidéo...

Voir télésambre: www.telesambre.be


 

Habitations sociales et participation citoyenne.
ACSL

LAsbl  « Progrès et Culture » détient des parts de la société « A Chacun son Logis » gérant les habitations sociales courcelloises. Un des membres, Monsieur Jean-Marie Glorieus, militant de l’UCPW, a été élu président du Comité Consultatif des Locataires et des propriétaires puis administrateur de la société. Nous l'avons interviewé afin d’en connaître davantage sur sa fonction.

Nouvelles: Comment êtes-vous devenu président du CCLP ?
J-M. G. : En 2006, le précédent Conseil d’administration de la SCRL « A chacun son logis » avait décidé de faire payer rétroactivement depuis 2001 des charges nouvelles pour les locataires. Cela était tout à fait illégal. Les locataires interpelèrent les différents responsables politiques de l’entité. Suite à la distribution d’un tract dans toutes les cités par l’UCPW, je me suis mis en contact avec ce groupe politique avec lequel je me suis senti en accord pour défendre les locataires auxquels la société réclamait 700, 800 voire 900 €.
L’UCPW demanda l’aide d’un avocat et développa une série d’interpellations au Conseil communal.        Le Conseil d’administration de l’époque (la SCRL « A chacun son logis ») restait sourd devant celles-ci dédaignant répondre aux interpellations et répétant sans cesse que le débat ne pouvait avoir lieu au sein du Conseil communal mais au sein du Conseil d’administration. Le parti de gauche s’opposa à cette argumentation car c’est aux administrateurs communaux qu’il demandait des comptes.
C’est à ce moment que je m’engageai politiquement et que je fus accueilli au sein de l’association « Progrès et Culture » qui détenait des parts de la SCRL « A chacun son logis » et que j’eus le droit de participer aux assemblées générales.

Nouvelles: Mais alors, comment s’est terminé cet affrontement ?
J-M. G. : En 2007, un nouveau Conseil d’administration est élu. Pendant ce temps, l’UCPW continue ses interventions politiques et les répercute par des tracts. Un dialogue se noue alors avec les nouveaux responsables et plus particulièrement avec le nouveau président.
La pression que nous avons exercée permet cette fois la création d’un CCLP fonctionnant réellement car jusqu’à cette date, l’ancien organisme siégeait illégalement car il n’atteignait pas le nombre de trois membres requis pour pouvoir être reconnu par la société.
Le nouveau comité s’organisa et je fus désigné comme son président. Il va de soi, au sein de celle-ci que je suis le représentant des locataires et non de mon mouvement politique ni de l’association culturelle dont je fais partie.

Nouvelles: Vous ne nous dites pas si la société a réussi à obtenir les montants réclamés indument…
J-M. G. : Devant le tollé général provoqué par notre action, nous avons invité les locataires à ne pas répondre aux diktats de la société. Nous les défendions aussi avec l’aide d’un avocat. La nouvelle direction constata l’illégalité des réclamations antérieures et abandonna la volonté de récupérer ces sommes et remboursa même aux locataires qui avaient payé sous la pression, un peu plus de 60000€.
Comme quoi toute action est payante.

Nouvelles : Depuis combien de temps êtes-vous président du Comité Consultatif des locataires et des propriétaires ?
J-M. G. : Depuis le mois de septembre 2008.
 
Nouvelles: Pourquoi la création d’un CCLP ?
J-M. G. : Dans sa volonté de démocratisation, la Région Wallonne a désiré, il y a quelques années, plus de transparence et de démocratie au sein des habitations sociales et a donc créé les CCLP avec avis consultatif. Cette volonté permet aux locataires de se grouper pour défendre collectivement leurs intérêts auprès du propriétaire qui est le Conseil d’administration de la société. Cependant, ce comité a un rôle particulier à jouer puisqu’il doit se faire connaître par les locataires et qu’il est ainsi leur représentant, leur porte-parole. C’est à ce moment-là que doit se jouer un rapport de forces entre les uns et les autres. Les matières que nous sommes amenés à défendre sont nombreuses. Nous amenons de nouvelles propositions en matière de réparations dans les bâtiments, discussion et approbation du montant des charges, des problèmes de sécurité, de la récupération d’énergie,…

Nouvelles: Quelles sont les conditions pour être candidat au CCLP ?
J-M. G. : Il faut être âgé de plus de 18ans, être en ordre de loyer, habiter le logement social depuis plus d’un an et avoir un casier judiciaire vierge.

Nouvelles: En quoi consistent les réunions ?
J-M. G. : Tous les mois, les membres du Comité Consultatif se rassemblent et tous les trois mois a lieu une réunion entre le Comité Consultatif et le Conseil d’administration. Lors de ces réunions, toute question du CCLP doit obtenir une réponse de la part du pouvoir. Si lors d’une réunion une question reste sans réponse, celle-ci devra obligatoirement être donnée en début de prochaine séance.

Nouvelles: Que faut-il pour être président du CCLP ?
J-M. G. : Il faut avoir une connaissance de la majorité des lois du Code Wallon du Logement. Personnellement, je me suis investi en la matière et ce grâce à Internet. J’ai également pris contact avec des responsables d’autres habitations sociales afin d’aider au mieux l’ensemble des locataires pour mener un débat constructif avec le Conseil d’administration.

Nouvelles : Quelles sont les principales fonctions du CCLP ?
J-M. G. : Je dirais tout d’abord qu’il faut unir à la fois les locataires et la société dans de bonnes relations. Ensuite, aider les locataires en respectant les obligations légales ; et en même temps faire respecter les droits et les devoirs de la société. Les membres du CCLP interviennent lorsqu’un ou plusieurs critères de lois (insalubrité, étanchéité,…) ne sont pas respectés.
Nous devons également faire la différence entre ce qui est du ressort de la commune et ce qui est du ressort de la société (d’un point de vue des travaux, aménagements,… certaines parties de quartiers doivent être « entretenues » par la société et d’autres par la commune). Nous pouvons aussi participer en tant que témoins lors de visites de logements. Nous avons le pouvoir de consulter les charges, c’est-à-dire que nous veillons à ce que celles-ci ne soient pas trop élevées, nous vérifions que le loyer soit bien fixé (tous les ans, la Région Wallonne donne une documentation à laquelle on se réfère pour le montant des loyers),…

Nouvelles: Quelles sont les subventions dont peut bénéficier un CCLP ?
J-M. G. : Nous recevons des subventions de fonctionnement de la part de la Région Wallonne très limitées (1,03€ par an et par maison louée). Avec ces subventions, nous ne pouvons pas faire n’importe quoi. Nous avons obligation de nous faire connaître des habitants pour mieux les défendre, pour les informer de notre activité.

Stevens Nadège



L'UCPW donne son avis sur le budget 2009 présenté par la majorité PS-MR

Tangre RobertPour ma 20 ème séance consacrée au budget sur lequel je suis appelé à me prononcer, je ne peux que marquer ma perplexité sans dire plus sur le budget 2009 qui nous est présenté.

Perplexité est un mot faible car ce budget ne tiendra pas la rampe vu l’épée de Damoclès suspendue au-dessus de nos têtes, je veux ici parler des éventuelles participations aux bénéfices de Dexia.

Le Ministre Courard dans sa note du 3 novembre 2008 a bien permis aux communes d’inscrire en recettes le même montant que celui-ci perçu en 2008 soit un peu plus de 790 000 euros.

Dans le même temps, le ministre craint et prévoit une diminution du montant des actions que la commune pourrait percevoir puisqu’il nous octroie une aide exceptionnelle de 239 829 euros afin, dit-il d’aider les communes à supporter les effets de l’actuelle crise financière. Il ne faut pas être grand devin pour savoir que les effets des magouilles financières de tous genres vont avoir des répercussions sur l’état des finances des pouvoirs publics, de l’Etat fédéral, aux régions passant par les provinces et les communes ;

Dexia, dans un communiqué de presse diffusé jeudi dernier a estimé le montant de ses pertes financières à 3,3 milliards d’euros, élément qui a incité les administrateurs de la banque à déclarer qu’aucun dividende ne serait versé aux actionnaires en 2009. Cela signifie concrètement pour nous que d’un budget au boni de 439 27, nous serions déjà déficitaires virtuellement d’un montant de 353 175 euros.

La privatision du Crédit communal, ancienne banque des communes et sa transformation en banque privée nous  ont fait miroiter des revenus conséquents lorsque nous avons touché one shoot les dividendes issus de la fusion. A partir de ce moment, les grands financiers, pourquoi pas les nommer gangsters ont cru tout leur était permis et pouvaient jouer à la bourse, au casino investissant l’argent de nos collectivités, de nos concitoyens dans des valeurs douteuses. Cela s’est passé avec l’assentiment, je ne dirai pas avec la complicité mais surtout à cause de l’absence de contrôle des représentants des pouvoirs publics placés au plus haut niveau de l’organe dirigeant de la banque. Inutile de citer des noms, plusieurs partis politiques si pas tous à l’exception d’ECOLO sont donc coresponsable de ces dérives financières et ce, dans le chef de certains de leurs plus hauts dirigeants.

C’est aujourd’hui, nous responsables communaux qui allons devoir gérer des moyens financiers qui fondent comme neige au soleil.

De plus, nous sommes pénalisés par d’autres choix politiques néolibéraux  pris depuis presque 30 ans par nos divers gouvernements dans le cadre de l’ouverture des marchés. En lisant les chiffres concernant Courcelles, je constate que les dividendes des intercommunales gaz et électricité ont diminué d’un montant de 1 111 655 entre le compte 2007 et le budget 2009. Eclairant !

Si on ajoute à cela les coûts sans cesse croissants des services rendus par l’ICDI, les pompiers ; la SWDE, l’ISPPC, il vous sera, il nous sera très difficile de tenir ou d’élaborer des budgets en positif pour cet exercice mais surtout pour les prochaines années.

Une chose est certaine : il ne nous sera plus possible de recourir à la poche du citoyen. La pression fiscale est devenue intolérable pour une population dont les revenus ne cessent de diminuer .Quelles seront les  conséquences de cette situation sinon des services de moins bonne qualité et ce, d’autant plus que nous serions dans l’incapacité de faire de nouveaux investissements soit pour égoutter ou réparer nos rues, soit pour entretenir nos bâtiments communaux.

Pour en terminer sur les conséquences des décisions prises par les pouvoirs de tutelle, je ne peux m’empêcher de critiquer le transfert du coût sans cesse croissant de la zone de police et cela sans assurer la présence visibles d’agents de quartiers. On n’aurait pas mieux agir pour discréditer la police à deux niveaux et justifier à moyen terme l’organisation d’un corps de police uniquement répressif. Nous allons créer des postes de gardiens de la paix. Permettez-moi de douter de leur efficacité lorsqu’on voit les montants ridicules prévus pour leur mise en place.

Après ces critiques qui ne s’adressent pas directement à la majorité, je voudrais remercier, Madame l’Echevin et son personnel pour le travail réalisé au sein des services et le nettoyage qui est accompli au niveau des recettes et dépenses non budgétées des années antérieures. Quand on voit que certaines remontent à 1996, nous sommes en droit de nous interroger sur les capacités comptables de certains responsables du passé. Je tiens à souligner que parmi ces sommes, nous allons devoir rembourser 136 000 € pour non –valeurs de droits constatés en 2008. Ce montant représente des subventions reçues dans les années antérieures comme subventions reçues et non utilisées pour l’accueil de personnes devant prester des peines judiciaires alternatives. Bel exemple de non gestion !

Pour les bons points, je dois constater la forte diminution du budget consacré à l’entretien et à la consommation du réseau d’éclairage public, soit un gain de 185 000 € par rapport à 2007.

Autre constat, le one shoot réalisé en 2007 par la récupération de 400 000 euros non versés au CPAS n’a pu être répété et nous ne pouvons que constater à nouveau l’impact des mesures antisociales par nos gouvernements, mesures qui aggravent la paupérisation croissante d’une fraction de nos concitoyens.

Pour en terminer, les chiffres du budget extraordinaires sont la démonstration de la diminution importante des recettes et des dépenses. Vous prévoyez 246 153 € de dépenses d’investissements en moins à réaliser que pour 2007. Encore s’agit-il aussi de reports de travaux décidés budgétairement dans les exercices antérieurs. Pour ceux qui comme moi font encore référence à notre ancienne monnaie, cela ne représente pas loin de 100 millions de FB. Cela couvre essentiellement les travaux d’entretien de la rue Jean Friot et la construction d’une crèche. Permettez-moi à nouveau de répéter ma perplexité par rapport à de genre de marché car une fois de plus et de répéter mon opposition à ce genre de transaction qui vont nous ôter tout droit de contrôle sur le suivi des marchés une fois l’accord signé.

J’en termine ici et je vous remercie.

Je tiens à signaler que j’ai remis à Monsieur le Bourgmestre, une liste de points pour lesquels je demanderai un vote séparé afin de pouvoir expliquer les raisons de mes diverses abstentions.

Robert Tangre
Lettre au Collège des Bourgmestre et Echevins

Le budget a été voté par les groupes PS, MR, CDH et F Nat tout en sachant que le budget communal de Courcelles est déjà virtuellement déficitaire et qu’il faudra à nouveau tailler largement dans les dépenses d’ici peu pour le rendre positif. Seuls les deux élus ECOLO, l’élu UCPW et Monsieur Cigna ont voté contre un budget en trompe-l’œil.


 

Travail cochonné, rue du Nord 

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 Mesdames, Messieurs,

Inutile de discourir. Les photos prises par le riverain qui me les a fait parvenir parlent d'elles-mêmes. Qui a pu effectuer une telle réparation? C'est tout simplement scandaleux.

Je suis déjà intervenu à plusieurs reprises pour savoir si le travail de rebouchage avait été effectué. Aujourd'hui, c'est chose faite. Mais qui va  assurer la responsabilité d'un travail aussi "cochonné"?. Les ouvriers communaux? Une entreprise privée? Et si ce sont nos ouvriers, quel était le chef d'équipe? Quid du rôle du surveillant des travaux ou du directeur?

Quelle considération nos services peuvent-ils obtenir de nos concitoyens?

Il est plus que temps de relever les bordures ou de les remplacer et d'égaliser le trottoir et la voirie défoncée.

Dans l’attente de votre réponse, je vous prie de croire, Mesdames, Messieurs, à l’assurance de ma considération la meilleure .

Robert Tangre, conseiller communal UCPW

Pour voir d'autres photos, cliquez sur: http://photos-courcelles.skynetblogs.be/

22:18 Écrit par UCPW dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03/02/2009

La Petit Rapporteur Courcellois - janvier 2008

 

 


Courcelles : interpellation à propos du financement des colonies israéliennes en territoire palestinien par la banque Dexia.


Manif-TangreLe sang coule encore en Palestine. Sous prétexte d'éliminer le Hamas, l'armée israélienne fait des victimes civiles (plus de mille à l'heure où j'écris ces lignes dont de nombreuses femmes et plus de trois cents enfants). L'utilisation d'armes sophistiquées dans une région géographiquement si petite, à l'habitat si dense cause de nombreuses victimes collatérales malgré les fameuses frappes décrites comme chirurgicales.

Tout cela se joue avec la complicité des USA, le silence de l'Union Européenne, le silence ou la complicité des pays arabes (Il faut toutefois souligner la courageuse position du Commissaire européen belge, Monsieur Louis Michel), et la timidité des réactions politiques dans notre pays.

Nos populations, syndicats et associations toutefois se mobilisent. Des manifestations se développent partout dans le pays pour dire «  Arrêtez ce massacre. » Samedi, Charleroi marchera sous le slogan « Charleroi avec Gaza ». Tout comme d'autres conseils communaux (voir documents joints à la présente), le Conseil communal de Charleroi va prendre une série d'initiatives promises par le Bourgmestre Monsieur Viseur aux représentants de la plateforme de Charleroi.

Membre de cette plateforme, je souhaiterais que notre Conseil communal réagisse à son tour et pour rester dans la limite des interventions aux matières à intérêt communal, je souhaiterais proposer le vote d'une motion visant la société DEXIA, ex-banque des communes dont nous sommes actionnaires et dénoncer la collaboration de cette banque à la colonisation des territoires occupés.

 Robert TANGRE
Conseiller communal

 

Projet de Motion


Le Conseil communal,

Préoccupé par la situation dramatique du Proche-Orient et par le fait que, depuis soixante ans, le peuple palestinien ne dispose pas d’un Etat libre et autonome et qu’il attend encore et toujours de pouvoir exercer son droit légitime à l’autodétermination ;

Réaffirme sa conviction que la violence n’apportera aucune solution et que seule la voie du dialogue et de la négociation permettra de trouver une solution durable basée sur la légalité internationale telle que définie par les résolutions des Nations-Unies (dont notamment les résolutions 194, 242, 338, 465, 1322, 1402, 1403) permettant la création d’un Etat palestinien viable aux côtés de l’Etat d’Israël, internationalement reconnu dans des frontières sûres et manifeste son soutien à tous les Palestiniens et Israéliens qui œuvrent courageusement en faveur d’une paix juste et durable ;

Exige l’application du droit international humanitaire dans la situation présente, en particulier la quatrième convention de Genève du 12 août 1949 relative à la protection des personnes civiles et demande qu’il soit mis un terme aux restrictions imposées à la libre circulation des biens et des personnes dans les territoires palestiniens illégalement occupés par Israël depuis 1967 ;

Entend développer une démarche d’information et de sensibilisation de la population locale au sujet du conflit israélo-palestinien;

Souhaite participer activement à un processus de dialogue constructif entre les communautés culturelles et religieuses concernées par ce conflit ;

S’engage à soutenir et à promouvoir les projets de solidarité et d’échanges avec les collectivités locales et les associations qui œuvrent pour la paix dans la région ;

Ayant pris connaissance des informations contenues dans l’article du Soir des  8 et 9 novembre derniers concernant le financement par la Banque franco-belge Dexia du développement de colonies israéliennes en territoire palestinien en Cisjordanie et à Jérusalem-Est ;

Dénonce le fait que, par l’intermédiaire de sa filiale israélienne, dénommée Otzar Hashilton Hamekomi (« Trésor du Pouvoir local »), spécialisée dans le financement des communes et collectivités locales israéliennes, Dexia participe au financement d’une politique illégale de colonisation du territoire palestinien ;

Rappelle que cette politique ininterrompue de colonisation est contraire à tous les efforts de paix déployés par la Communauté internationale depuis de nombreuses années et, en particulier, les accords d’Oslo ;

Déplore le fait qu’en droit belge, aucune disposition particulière n’ait été prise en vue de limiter l’activité des sociétés commerciales dans les territoires palestiniens occupés ;

Attire l’attention des dirigeants de Dexia sur le fait que de nombreux clients de Dexia pourraient, une fois informés des activités de leur banque en Israël, fermer leur compte au sein de cette institution, situation d’autant plus préjudiciable dans le contexte de la crise financière actuelle ;

Souhaite sensibiliser et interpeller à ce sujet les membres du Conseil d’Administration de Dexia ainsi que ses actionnaires publics afin qu’il soit mis fin immédiatement à cette pratique qui soutient une stratégie d’enlisement du conflit, contraire au droit international ;

Décide … l’adoption de la présente motion et de son insertion dans le prochain bulletin communal.

Celle-ci sera adressée à :

Monsieur Herman VAN ROMPUY, Premier Ministre ;
Monsieur Didier REYNDERS, Vice-Premier ministre et ministre des Finances et des Réformes institutionnelles ;
Madame Laurette ONKELINX, Vice-Première Ministre ;
Madame Joëlle MILQUET, Vice-Première Ministre ;
Monsieur Karel DE GUCHT, Ministre des Affaires étrangères ;
Monsieur Charles MICHEL, Ministre de la Coopération au développement ;
Monsieur Rudy DEMOTTE, Ministre-Président des Gouvernements wallon et de la Communauté française ;
Monsieur Philippe COURARD, Ministre wallon en charge des Affaires intérieures ;
Monsieur Paul FURLAN, Président de l’Union des Villes et des Communes de Wallonie ;
Monsieur Jean-Luc DEHAENE, Président du Conseil d' Administration de la banque
Monsieur Pierre MARIANI, Directeur exécutif de la banque Dexia ;
Monsieur Pierre GALAND, Président de l’Association  belgo-palestinienne 

Dans sa réponse, le Bourgmestre prétend partager, à titre personnel, la motion présentée par l’UCPW, mais comme il craint de ne pas être suivi par l’ensemble de l’assemblée, il propose de ne pas mettre la motion aux voix. Un court débat s’en suit auquel voulut participer Madame Pollart, Echevine des finances. Le Bourgmestre ne voulant manifestement pas que le débat s’éternise, lui coupa la parole à deux reprises. Vexée, l’Echevine se leva, rassembla ses documents et sortit en criant : « A la dictature ! ».

Ambiance !

La motion fut signée par :

8 PS (le Collège communal sans Melle Pollart et 2 conseillers): Quériat Pol, Nouwens Béatrice, Krantz Michel,  Sœur Axel, Payen Fernand, Hansenne Christian, Richir Flora, Lemoine Roland

2 ECOLO: Clersy Christophe et Amico Guiseppe

2 INDEPENDANTS : Goffin Roland et Cigna Aurélio

1 UCPW: Tangre Robert

Notons l’absence de signatures tant du MR que du CDH et du F. Nat..

Significatif !


 

Licenciement d'un membre du personnel communal du service Etat civil - population et suite d'affaires passées.

 

eurosIl m'est revenu que début décembre 2008, le Collège communal a licencié un membre du service communal " Etat civil - population ". Les faits qui m'ont été rapportés sont particulièrement graves puisqu'il y aurait eu manipulation de timbres fiscaux ou communaux apposés sur des documents permettant l'obtention du permis de conduire. Des documents auraient été récupérés dans les poubelles, décollés et recollés puis annulés au marqueur pour cacher la première annulation. De la sorte, l'employé aurait détourné des sommes destinées aux finances communales à son propre profit. A combien se montent les sommes détournées ? L'employé a-t-il été licencié pour faute grave ? Une action en justice a-t-elle été entreprise contre cette personne pour la récupération des montants détournés ?

Permettez-moi d'émettre un regret : le manque d'information du Conseil communal par le Collège communal dans ces matières. L'employé étant un contractuel, son licenciement pouvait donc être réalisé par notre exécutif. Le détournement d'argent public ne constitue-t-il pas lui, une prérogative du conseil en matière de citation en justice ? Regrettable.

Dans le passé, j'ai eu l'occasion de dénoncer des faux et / ou des détournements  en matière de police ou de certificats de bonne vie et moeurs.

En matière de police, jamais à ce jour, il n'a été question que les Collèges passé ou présent ne réclament les montants détournés (heures supplémentaires, essence, etc...). A-t-on attendu la prescription ou l'attend-on ?

En matière de certificat de bonne vie et moeurs, tout est-il actuellement rentré dans l'ordre ? L'agent semble être toujours en congé de maladie. Quelles sanctions ont donc été prises à son endroit ? Y a-t-il eu dans cette affaire des détournements d'argent ?

Faut-il considérer que le Collège classerait ces trois cas en pertes et profits ? Je ne pourrais l'envisager. Rassurez-moi.

Dans sa réponse, Le Bourgmestre reconnut que les faits avaient été révélés par deux agents du service et que le Collège communal procéda d'office au licenciement de l'employé coupable. Les dossiers ont été saisis par la justice et lorsque lorsqu'ils reviendront , un décompte sera entrepris afin d'envisager une récupération des montants détournés.

Pour ce qui est des faux en matère de passeports, l'employé est toujours en congé de maladie et rien ne peut être actuellement entrepris contre lui.

Pour l'affaire des détournements effectués par l'ancien commissaire de police, il nous semble que tout a été fait, vu paraît-il la complexité des décomptes à effectuer, pour que l'affaire s'éternise et s'éteigne d'elle-même. La precription des faits interviendra sans doute avant que le dossier n'ait été traité par la justice.

Le voleur de pommes est malheureusemment plus souvent et rapidement sanctionné que celui qui a trompé le pouvoir public. L'UCPW, elle , au moins, n'a jamais eu de perte de mémoire. Pour d'autres, de très nombreux autres, la mémoire semble sélective.


La crise bancaire continue: "A vos poches, citoyens"

crise financièreEn clair : dans la première hypothèse, l’Etat, qui est déjà super endetté, devrait débourser  quelques milliards supplémentaires, en trouant encore un peu plus les poches des citoyens et en hypothéquant le financement de toute une série de besoins sociaux (sécurité sociale, fonds de vieillissement, etc…). Dans la seconde hypothèse, l’Etat endetterait les générations futures…Dans les deux cas, devinez donc qui paie ?…*

Bien sûr, ne rien faire reviendrait à aggraver encore la situation : une faillite pure et simple des principales banques du pays serait catastrophique…mais le sauvetage tel qu’envisagé  vise surtout à perpétuer un système capitaliste qui a pourtant fait la démonstration de ses turpitudes. Débourser des dizaines de milliards, isoler les actifs toxiques,…c’est se contenter de nationaliser les pertes, et donc de les faire supporter par les citoyens, sans remettre en question un système pervers !

Pourquoi ne pas nationaliser purement et simplement les banques ? L’Etat pourrait alors espérer bénéficier plus tard de rentrées financières qui profiteraient  à tous les citoyens, et non plus aux seuls actionnaires.

Les banques doivent redevenir ce qu’elles auraient dû toujours être : un outil d’investissement dans l’économie réelle, et non pas un appareil de spéculation au seul profit de quelques uns…   

*Prenons  un exemple :

Dexia était la banque des communes. Les communes belges sont donc actionnaires de cette banque et perçoivent des dividendes chaque année. En 2008, Courcelles a reçu 792.442,50 € soit à peu près 32.000.000 de FB.

Pour 2009, la banque n’a pas encore signifié le montant des dividendes que recevra notre commune. Ils seront fortement diminués. La Région Wallonne va compenser partiellement ce manque à gagner mais in fine qui croyez-vous va trinquer, sinon, vous et nous !

La situation financière de notre commune n’est pas brillante. Le budget 2009 est difficile à élaborer. La majorité va  réaliser des économies.  Cet hiver, elle en a réalisé puisque le sel a manqué pour dégager nos rues.

Le Comité de l'UCPW


14:16 Écrit par UCPW dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |