10/05/2009

Le Petit Rapporteur Courcellois avril-mai 2009

Commémoration de la catastrophe minière de Trazegnies du 11 mai 1950.

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Pour voir l'album photos de cette commémoration, cliquez sur http://photos-du-progres.skynetblogs.be/...

Discours du président du Comité du Souvenir, Monsieur Richard HENNE

Mesdames, Messieurs,

Au nom du Comité du souvenir qui s’est constitué il y a peu et surtout en tant qu’ancien mineur, j’aimerais vous adresser ces quelques mots.

Chaque année, au mois d’août, on se souvient de la catastrophe du Bois du Cazier, tragédie importante par le nombre de victimes et malheureusement, on oublie trop souvent les centaines, même les milliers de morts qui ont laissé leur vie au fond de la mine. En 2000, la commune de Courcelles s’est souvenue de la catastrophe qui a endeuillé Trazegnies Depuis lors, aucun hommage officiel ne leur fut rendu. Les années suivantes, les associations d’anciens mineurs avaient invité les autorités communales de l’entité à renouveler cette cérémonie. Leur demande ne fut pas entendue et de guerre lasse, ils abandonnèrent.

En 2008, l’asbl Progrès et Culture reprit à son compte cet hommage et par la suite fut créé un Comité du Souvenir qui m’a chargé de la présidence. Ce comité se structure aujourd’hui pour fêter dignement en 2010 le 60 ème anniversaire de cette catastrophe.

Souvenons-nous : le jeudi 11 mai 1950, ironie du sort... à quelques jours de la fête des mères, un coup de grisou éclate dans le puits n° 6 de la société des charbonnages de Mariemont Bascoup, puits situé dans la campagne, entre Trazegnies et Piéton.

Une fatalité, dans un puits où la teneur en grisou - ce gaz mortel - est quasi inexistante ! Le drame s’est à 570 m de profondeur, à la taille 27, une galerie en cours de travaux, galerie de 280 m de longueur et remontant à 490 m.
Rapidement, les secours furent très vite organisés, avec l’aide des mineurs du charbonnage et de la Centrale de sauvetage de Marcinelle. Les médecins de la région, la Croix-Rouge, les infirmières et des "fostîs", tous volontaires dans l’adversité, firent preuve de courage au travers de tous les dangers. Au fond de la mine, on se sent uni jusqu' à la mort car deux sentiments animent les travailleurs du charbon : fraternité et solidarité. Quand un mineur sait que ses compagnons sont en danger, il ne lui viendra jamais à l’idée de se demander si ce sont des ingénieurs, des porions, des boutefeux, des hercheurs, des Belges ou des étrangers.

Toujours, il répondra présent afin de porter secours, dans des conditions inimaginables, aux gars du fond qui, ultime espoir, sont peut - être encore en vie. Malheureusement, en cas de catastrophe, cette aide se résume à remonter des corps mutilés et calcinés. Dès ce moment, il connaîtra la douleur d'avoir perdu des camarades et la révolte devant l’impuissance de n’avoir pu les sauver.

La catastrophe se soldera par 38 tués et  3 rescapés :  Georges Malfait, Julien ROELANDT, décédé un peu après son hospitalisation et notre ami Yvon STURBOIS, 14 ans, gravement brûlé.  Ce dernier est décédé en décembre 2007.

Parmi les victimes, il y avait différentes nationalités : 22 Belges, 1 Allemand, 4 Polonais, 7 Ukrainiens, 3 Italiens, 1 Français et 2 Russes.

En leur souvenir, je vais vous proposer de respecter une minute de silence.

Je vous remercie.


 

Bientôt une solution pour la place Philippot et les rues avoisinantes ?

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C’est l’interpellation que vient de développer récemment le conseiller communal UCPW, Robert Tangre qui déclara  qu’au moment des élections communales, il avait réalisé un reportage photos pour démontrer l'état pitoyable de la voirie de ce quartier, semble-t-il abandonné (http://photos-courcelles.skynetblogs.be/post/3748558/place-du-rosaire-et-rues-avoisinantes-quartie). Chacun a pu constater que de replâtrage en replâtrage, la situation ne cessait de se dégrader.
 
Comme le plan triennal des travaux actuel se termine en 2009, le conseiller demanda quand le prochain plan (2009 à 2012) serait soumis à l'appréciation du Conseil communal? Il proposait ainsi à la majorité d'y inscrire en priorité la rénovation de ce quartier et d'une place dont l'aspect a peu changé depuis le début du siècle dernier.

Dans leur réponse, l’Echevin Hansenne et le Bourgmestre Sœur informèrent l’interpellant du fait qu’ils venaient de rentrer une demande de subvention pour la rénovation de l’ensemble du quartier et qu’ils espéraient bien obtenir une subvention se montant à 70 % du coût des travaux.

Cette réponse fut accueillie avec rire par le conseiller UCPW qui fit remarquer au Collège que lorsqu’il intervenait tout semblait se solutionner miraculeusement. Puisqu’il en était ainsi,  il renouvellerait très souvent ce genre d’interpellation.

Accueillons donc la nouvelle avec espoir et que les riverains se manifestent à nouveau d’ici quelques mois s’ils ne voient rien venir !

L’UCPW, elle, restera à leur service.

15:46 Écrit par UCPW dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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