10/08/2009

Le Petit Rapporteur Courcellois (août 2009)

La poste et... la personne handicapée....

poste-handicapes2

La Poste n'arrête pas de fermer des bureaux - dividendes aux actionnaires
oblige!- et du coup il lui manque des emplacements de parking...au point de
 garer ses véhicules sur des emplacements réservés aux handicapés...

L'UCPW


 

Le Comité Consultatif des Locataires et Propriétaires a son site internet

Après l’installation du nouveau comité d’administration de la société d’habitations sociales courcelloise «  A Chacun son logis » fut  lancé un appel à la constitution d’une Comité Consultatif des Locataires et Propriétaires comme la loi l’y oblige. Ce Comité fonctionne activement de puis de nombreux mois. Un de ses membres, le président, est devenu en outre membre du CA de la société. Des réunions sont organisées  régulièrement pour répondre aux nombreuses demandes qui lui sont adressées aujourd’hui par les locataires. Nous ne pouvons que  féliciter et remercier les membres bénévoles de leurs interventions citoyennes, seule façon de faire vivre pleinement la démocratie. Pas mal de problèmes posés ont été résolus jusqu’à présent cependant les problèmes récurrents de sécurité dans les cités d’habitations sociales restent latents comme en témoignent les articles repris sur le bloc du CCLP récemment créé (http://cclp-ascl.skynetblogs.be. Dans ces articles, nous nous sommes permis de mettre entre parenthèses, deux compléments d’explication pour une meilleure compréhension par nos lecteurs.
Bon courage, mesdames et Messieurs, vous avez notre plus total soutien.

Le Comité de l’UCPW

CITE RENARD
cité RenardLe lundi 17 courant vers 22h30 des locataires sont surpris, c'est le moins que l'on puisse dire, par l'éclatement d'un double vitrage d’une fenêtre en façade. Ils sont pétrifiés par le bruit mais surtout par l'objet qui vient de faire un atterrissage dans le logement, un pavé ! Si une personne s’était trouvée au mauvais endroit à ce moment-là, bonjour les dégâts pour traumatisme humain que cela aurait causé. Le temps de se ressaisir et de sortir : les "casseurs" ont disparu. Le comble de cette affaire: la locataire est membre du Cité Renard2CCLP et s'occupe bénévolement d'apporter l'aide nécessaire à ses concitoyens locataires des cités ? Il est évident qu'une plainte fut déposée. La société bailleresse va effectuer la dépense nécessaire pour la remise en état mais les frais seront répartis sur l'ensemble des locataires comme chaque fois que la société intervient pour de tels cas car ce sont les locataires qui paient. Le code Civil relate des lois au chapitre II « Des Délits et des quasi-délits » art. 1382-1383-1384 dont la justice doit faire force d'application lorsque les fauteurs de troubles sont connus. Quand va t-elle en prendre conscience ? Inutile de faire un rappel sur d'autres faits dans cette cité en se souvenant du drame de Jamioulx (un des fauteurs de troubles de la cité faisait partie de la bande qui a tué le boulanger du lieu, ndlr) et pourtant la justice avait connaissance de certains si pas de tous les auteurs des incivilités ? Dans les prochains articles je parlerai sur le comportement et l'environnement. 
 


CITE RENARD
DCité Renard garages 2Après une petite accalmie cette cité est de nouveau en proie à des actes de vandalisme. Qui a bouté le feu aux garages ! Des jeunes avaient pris possession d'un garage en le meublant avec des fauteuils et une table, afin de se réunir le soir. Ils n'étaient pas trop turbulents et la police faisait des rondes régulières. Il est bien évident que prendre l'initiative de cette installation n'avait pas reçu l'agrément d'une quelconque personne ou administration. Pour notre part, il valait mieux surveiller une concentration de jeunes dans un endroit accessible Cité Renard garages1que de squatter des logements inoccupés et de détruire ce qui est possible de détruire. Mais voilà, ce n'était pas l'opinion de tout le monde mais on ne peut pas certifier qui est l'auteur de ce geste irréfléchi, car des garages contigus étaient occupés par des véhicules. Malheureusement, il y a toujours la crainte de représailles et des personnes ne veulent pas témoigner  (car la personne qui a bouté le feu aurait été vue)? Les jeunes qui avaient pris possession de ce garage reprennent maintenant le petit jeu des "méchants" et en font payer aux locataires cet acte d'inconscience. 

Signé : le président : JMG


 

 

 

 

Hommage rendu à Richard Henne le 18 août 2009

UCPW056-henne72DPILundi 11 août, un coup de fil : « Robert, ici Patrick Henne, papa est hospitalisé et le mal est irréversible. Le lendemain, le triste diagnostic est confirmé, Richard a abandonné la lutte.

La nouvelle surprend tous ses amis et camarades qui l’avaient vu participer début juillet, avec eux, à la marche ADEPS organisée par Progrès et Culture, sirotant le bon verre de bière, seule dérogation au régime auquel il s’astreignait. Richard allait avoir 82 ans en octobre prochain et pour tous, il semblait fait pour vivre encore très longtemps. Portant beau, bien droit, il continuait à militer à son rythme.  En juin dernier, il avait encore distribué des tracts pour la campagne électorale. Au quotidien, il tenait toujours la caisse de la section de Courcelles du PC. L’annonce de son décès provoqua parmi ses proches, ses compagnons de travail ou de combat, la stupéfaction. Ne venait-on pas encore ce jour-là de le voir interviewé dans un reportage de Télésambre et ce, juste après l’hommage rendu à Ernest Glinne.

Il fallait se rendre à l’évidence. Richard avait rendu son tablier, discrètement  comme l’homme, le brave  qu’il était.

Né le 31 octobre 1927, Richard Henne est fils de mineur. Il a huit frères et soeurs et toute la famille vit dans un coron. Alors qu'il n'est âgé que de 14 ans, son père décède après 27 ans de ce travail que Richard ne cessera de rappeler sa vie durant aux jeunes générations installées dans leur confort actuel. .
Il faut alors subvenir au manque d'argent causé par le décès et Richard et deux de ses frères, partent travailler à la mine eux aussi. Sa carrière débute en 1942, aux puits n° 2 des Houyères-Unies d’Anderlues. En 1949. Il rencontre et marie une fille de Souvret, notre amie Alfréda Her. De cette union naîtra leur fils unique Patrick. 

A cette époque, le mineur pouvait quitter un emploi et travailler ailleurs le lendemain. Richard pour de nombreuses raisons travailla dans de très nombreux charbonnages et je cite en vrac au n° 6 de Souvret, à la Nay à Bois de Roux, au n° 3 de Monceau-Fontaine, au sacré Français de Dampremy,  au n° 14 de Goutroux, au n° 5 de Mariemont  Bascoup,  au St Arthur à Liège, au Vieux Campinaire, J’arrête ici la liste est longue.

Dans ce charbonnage, Il décide alors de quitter l'exploitation de son plein gré, vu les conditions intolérables de travail qui y étaient appliquées.
Ici, il est licencié parce qu’il n’a pas  rendu à temps un justificatif d'arrêt de maladie. Les patrons de l'exploitation, sachant qu'il était syndiqué et militant communiste, sautent sur l'occasion pour le mettre à la porte.
Vers 1954, les puits ferment au fur et à mesure et notre mineur est transféré dans d’autres puits.
Ici, il est licencié comme fauteur de troubles car communiste.
Là, la cause de son licenciement ne lui est pas communiquée.

En 1963, Richard introduit une demande de pension d’invalide car le travail est harassant et son état de santé se dégrade à cause de la silicose.

Richard a souffert de cette triste maladie du travail mais tout comme notre regretté Jean-Baptiste Sturbois, il a toujours pris soin de lui et s’est protégé contre la poussière, élément qui lui a certainement permis de vivre jusqu’aujourd’hui.

Voici pour le travailleur, l’homme en 1950 adhérera au Parti communiste et cet engagement le poussera à s’investir dans le syndicalisme militant.

1953 est une année d'élections syndicales. Richard Henne fait partie du syndicat unique des mineurs. Il fait sa "petite propagande", comme il le dit modestement, afin d’inciter ses camarades de travail à adhérer à  ce syndicat. Il organise ainsi un meeting dans les douches de la mine. Huit jours plus tard, il est convoqué par le directeur qui le licencie sur le champ.

Au Sacré-Français à Dampremy (une société du Mambourg), il dénonce l'insalubrité des douches.
En décembre 1960, commence la grande grève et Richard s'allie aux militants FGTB et CSC devant les grilles du St Arthur pour expliquer à ses compagnons de travail qu'une solidarité entre tous les mineurs est indispensable afin de lutter contre la Loi Unique. Là, encore une fois, il est remarqué parmi la centaine de manifestants présents et la direction lui "met un billet à sa médaille" comme il le disait et le licencie sans motif. Chômeur, il continue le mouvement de grève malgré tout, se rendant quotidiennement à la Maison du Peuple de Roux lieu de rassemblement des mineurs.

Plus tard, il adhèrera à la Centrale générale FGTB au sein de laquelle il continuait à militer. C’est d’ailleurs en fin d’une réunion, qu’il ressentit le malaise qui allait le terrasser.

Richard pensionné n’allait pas rester inactif. Il commença alors à militer pour le Parti communiste quasiment quotidiennement sans compter ni son temps ni ses efforts. Il était alors à la porte des entreprises distribuant tracts ou vendant le Drapeau Rouge. Il milita à Roux jusqu’en 1976 moment de la fusion des communes car le quartier Bois du Sart où il habitait fut rattaché par la suite à Courcelles. Il aimait la République Démocratique Allemande vendant chaque mois de nombreux exemplaires de « RDA – revue ». Il cotisa de très nombreux membres.

En 1983, il fut élu conseiller communal de Courcelles sur la liste de cartel Parti communiste-Socialistes indépendants.

Pour en terminer, je dois rappeler le combat qui lui tint le plus à cœur : la lutte pour la défense de la paix. Mineur, il était internationaliste. La colombe posée sur son cercueil rappelle ce combat. Mineur, il pratiquait le partage. C’est ainsi qu’il nous raconta une anecdote qui dut alimenter son besoin d’internationalisme. 

C’était pendant la guerre.  L’entraide et la solidarité jouaient à fond. Parmi ses compagnons de travail, il y avait  des Russes capturés par les Allemands et forcés de travailler à la mine. En ces temps difficiles, si les mineurs belges avaient un niveau de vie frisant la précarité, les Russes captifs, eux, étaient parqués dans des baraques insalubres, baraques que accueilleront les travailleurs italiens quelques années plus tard. Ils n'avaient rien ou presque pour vivre et quand les mineurs cassaient la croûte, ils en donnaient une partie à leurs camarades russes.

Richard a dû se souvenir d’eux par la suite quand il milita au sein de l'Union Belge pour la Défense de la PAIX (l’UBDP)  lorsqu’éclata la guerre froide, le conflit de Corée, la lutte contre la bombe atomique, la guerre du Vietnam, les guerres de décolonisations, l’installation des fusées américaines à Florennes.

En 1989, Richard crut qu’une nouvelle ère allait commencer pensant que les peuples et leurs dirigeants allaient travailler pour l’amélioration sociale de vie des travailleurs. Progressivement, il dut se rendre compte que l’impérialisme était toujours présent au travers des horribles aventures guerrières menées depuis lors.

Une vie d’homme avec un H majuscule vient de prendre fin. Richard tu as mérité notre respect à tous, tes anciens compagnons de travail, tes camarades communistes et tes amis et allés de l’UCPW.

Par ma voix, ils te disent tous « Au revoir Richard ».

Robert TANGRE


 

 

La section de Courcelles du Parti communiste
L'Union Communale Progressiste et Wallonne
L'asbl Progrès et Culture
 

 
 
ont le triste devoir de vous apprendre le décès de leur ami ou camarade Richard HENNE, ancien conseiller communal

Doyen de ces diverses associations, toujours en pleine forme, Richard assumait encore malgré son grand âge des responsabilités politiques et administratives.
C'est ainsi qu'il représentait l'UCPW au sein du collectif du 3 ème âge mis en place par le conseil comunal de notre commune. Hier matin, à la fin d'une réunion de cette association, il fut pris d'un malaise et embarqué en ambulance. Il tomba dans le coma. Le mal s'avéra rapidement irréversible et Richard décéda ce mardi après-midi.

Les funérailles de Richard se dérouleront le mardi 18 août prochain. La levée du corps aua lieu à 13 h 15 au funérarium Jonckeers, avenue Jean Jaurès à Courcelles et la cérémonie de crémation se déroulera à 14 à Gilly.
 
Si vous ne pouvez venir lui rendre hommage, vous pouvez envoyer un mot de sympathie à sa veuve et sa famille au 101 rue Bois du Sart à 6180 Courcelles.
 
Pour les diverses associations,
Robert TANGRE
Conseiller communal.
 
PS : La famille ayant souhaité que je prononce l'éloge funèbre de Richard, je ne serai donc pas plus long aujourd'hui.
 
Hier, Télésambre transmettait une émission sur le Bois du Cazier. Richard y était interviewé, cliquez donc http://telesambre.rtc.be/content/view/5904/166/

 

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Photo prise lors de la présentation du livre "Obama" présenté par Guy Spitaels , ancien président du PSB


 

 

Mesdames, Messieurs,

 

Vous avez été vraiment très nombreux à réagir à l'hommage que j'ai rendu au Camarade Glinne au nom de l'UCPW. Je vous remercie des paroles agréables que vous m'avez adressées après votre lecture et des commentaires qui complétaient justement mon billet. 

 

La famille a fait transmettre à l'administration communale le détail des cérémonies qui se dérouleront le jour des funérailles.

Celles-ci auront lieu le lundi 17 août 2009.

 

 Levée du corps au funérarium DEMIERBE/JONCKERS, rue Jaurès, 50 à 10h10’

(Visites le samedi et dimanche de 16h à 18h)

Cérémonie d’hommage à la Posterie à 10h30’

 

Crématorium de Gilly à 12h30’

 

Dispersion des cendres à Gilly ou à Forchies la Marche.

 

 

Nous serons nombreux à l'accompagner dans son dernier voyage.

 

Robert TANGRE

 

Ce 10 août, Ernest Glinne  est décédé. L’Union Communale Progressiste et Wallonne lui rend hommage


Adieu l’Ernest, on t’aimait bien


ernestglinneQuelle ne fut pas ma surprise, cet après-midi d’apprendre que tu avais décidé de partir seul, en silence. Tu nous quittes pendant une journée estivale très chaude affalé sur ta pelouse. Malgré les chants oiseaux, ton corps a décidé que tu en avais assez  fait.

Tu ne nous avais jamais habitué à une telle discrétion. Tes sorties furent nombreuses et éclatantes. Il y a un peu plus de trois mois encore avec la superbe qu’on te connaissait, avec éloquence tu annonçais en ouverture du Conseil communal ton adhésion au mouvement rattachiste avec la France

C’était bien toi, depuis l’époque d’Ernest le Rebelle, il te fallait surprendre. Ce fut ton dernier défi. Personnellement, tout comme toi, je crois que se posera un jour l’éventuelle question du rattachement de la Wallonie à la France.

Ce faisant, tu ne reniais pas ton passé écologiste et encore moins le militant socialiste que tu restais au plus profond de toi-même. En parlant de France, tu voulais rappeler aussi à tous les valeurs réelles du combat de la gauche : la liberté, l’égalité et la fraternité. Lorsque tu m’as exposé ton choix, tu as voulu souligner que si nous étions citoyens français nous aurions mené ensemble le combat pour la liste électorale Front de Gauche unissant militants socialistes et communistes.

Pourtant en luttant chacun à notre façon, même si nous avons pu nous opposer, nous nous retrouvions dans les grands combats de société. Permets-moi de t’en rappeler au moins deux : le Comité Chili et la lutte pour l’interruption volontaire de grossesse lors de l’arrestation du Docteur Peers.

Beaucoup de choses nous avaient pourtant opposés, des combats vus avec le recul nécessaire bien futiles où les uns et les autres nous nous donnions à fond à coups de pages entières dans La Petite Lanterne. Tu étais un adversaire coriace mais tu avais face à toi, un adversaire aussi coriace que toi car Courcelles s’était payé durant de très nombreuses années le luxe d’élire deux parlementaires de grand format. Ce qui frappait c’est que les noms accolés tintaient comme le bourdonnement d’une cloche Glinne - Glineur. C’était aussi l’époque où la gauche socialiste et communiste récoltait à Courcelles 75 % des voix. Deux frères ennemis qui ont travaillé six ans ensemble, toi comme Bourgmestre lui, comme 1 er échevin et échevin des travaux. De mémoire de Courcellois, ce fut une alliance qui innova car bien avant le slogan «  faire de la politique autrement », elle avait, par exemple soumis le budget communal annuel à l’avis de la population. Par la suite, il ne fut plus question de telles initiatives, les majorités successives devant, seules, décider.

Depuis l’an 2001, jour de ton retour au sein de notre conseil communal, nous avons appris à mieux nous connaître, à discuter, à partager. Tes discours très généreux dépassaient très souvent les limites de l’entité courcelloise mais ils ont toujours témoigné de ta constance dans tes combats pour une Europe sociale.

L’un et l’autre, à nouveau, nous nous sommes retrouvés pour dénoncer cette Europe du libre marché » par sa dévotion au grand capital. Ce fut aussi le cas dans bien d’autres domaines de la politique internationale comme la guerre otanienne menée par les USA en Irak.

Le temps rapproche les êtres humains et je me rappelle qu’il y a trois mois, à l’initiative de Progrès et Culture, tu retrouvais ton ex-adversaire pour la présidence du PSB, Guy Spitaels autour du dernier livre que ce dernier venait de publier

Pour en terminer, j’aimerais te rappeler ces après réunions où tu m’as souvent pris comme confident, ouvrant ton cœur et partageant tes peines, toi, l’homme vieillissant. Merci pour ce témoignage de confiance que tu m’as accordée.
Tu fus un être complexe, comme tout être humain tout simplement

Adieu mayeur, adieu camarade.

Je tiens à adresser en ce triste moment un souhait au nom de ma formation politique, l’UCPW : « Que nombreux et nombreuses soient les Courcellois et Courcelloises qui viendront te rendre un dernier hommage. »

Robert Tangre 

 

 

21:53 Écrit par UCPW dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |