23/07/2010

Est-il nécessaire de dépenser autant d’argent pour protéger les garages de la police au lieu de renforcer la sécurité?

Robert Tangre lit le courriel qu'un de nos concitoyens lui a fait parvenir

DSCN0588.gif« Je me permets de vous contacter afin de vous soumettre un fait qui me semble remarquable. Peut-être pourrez-vous" m'éclairer"? En effet, j'habite à Trazegnies, rue du Petit Champ, en face de l'entrée arrière de l'ancien Hôtel de Ville  où ont été construits une série de garages destinés au service de la police locale. Depuis quelques mois, je constate que du coucher du soleil à l'aube, l'éclairage de la cour reste toujours allumé ! Un détail ou une raison m'échappent peut-être, mais est-il utile de gaspiller autant d'énergie pour éclairer un espace qui reste vide de toute occupation après 17 heures, à la fermeture des bureaux et de la barrière ? J'ai joint à ce message une série de photos prises le soir ou le matin durant ces derniers mois qui vous permettront de mieux comprendre mon étonnement. »


 

Le conseiller communal Tangre commente alors cette interpellation

Il me semble que tout est dit dans le message de mon correspondant. Personnellement, je constate que tous les garages sont fermés, que d’autres sont inoccupés car en cours de construction, que de hautes grilles protègent le lieu, que la puissance de l’éclairage est surabondante et de forte puissance.

A l’heure où les budgets communaux sont mis à mal, où nous décidons d’engager un conseiller en énergie, où nous incitons les enfants des écoles à porter de gros pulls et diminuer d’un degré la température des écoles, où nous allons grappiller le moindre centime pour réduire notre dette, expliquez-moi les raisons d’un éclairage aussi dispendieux.

J’ai été le seul membre du Conseil communal à m’abstenir sur le point du budget concernant la dotation à la zone de police. L'exemple que je viens de développer me conforte dans l’idée que des dépenses inutiles sont faites. Puis-je vous rappeler et rappeler aux autorités de tutelle que c’est d’agents de quartiers dont nous avons besoin et non de dépenses somptuaires.

Sur ce dernier point, j’ai écouté, ce soir, les déclarations de la Ministre fédérale de l’Intérieur qui annonçait l’engagement de 175 agents destinés à compléter les cadres insuffisants. Cette déclaration était suivie de celle du Bourgmestre de Bruxelles qui estimait devoir obtenir le plus grand nombre possible de ces nouvelles recrues. Allons-nous, nous, Wallons, continuer và nous taire et à accepter avec la plus grande et attristante soumission d’être considérés comme des citoyens de seconde zone.

Avez-vous revendiqué comme vous me l’aviez promis lors du vote du budget l’augmentation du cadre de la police de zone pour une présence effective dans les quartiers ?

Débat:

DSCN0597.gifM. TANGRE déclare encore que pour assurer une surveillance de nuit, il faut rémunérer 32 agents. La dotation à la Zone de police sur laquelle nous n’avons pas le moindre contrôle ira toujours en augmentant.*
M. MEUREE répond qu’une demande a été transmise pour accroître le nombre d’agents et que les traitements de la police ne dépendent plus de l’Administration communale. *
M. TANGRE déplore la disparition de la police préventive du passé qui connaissait les quartiers, alors que la nouvelle organisation ne sait plus rien de leur environnement. Il préconise pour éviter des dépenses dispendieuses de doter l’entrée des garages de police d’un système d’allumage automatique.
M. MEUREE répond que l’on demandera des explications lors d’un prochain Collège de Police*

Conclusions de l'UCPW:

Le Conseil de police est une assemblée inutile qui n'a aucun pouvoir d'investigation et de contrôle de la zone de police.

Vraisemblablement l'interpellation de l'UCPW n'a pas été reportée et discutée dans cette assemblée.

Les deux bourgmestres (Courcelles et Fontaine) ont perdu tout pouvoir sur ce corps qui échappe à tout contrôle de la population.

Nous vous informerons d'ici peu sur l'évolution du coût de la zone de police sur les dizaines d'années et vous pourrez en tirer vous-mêmes les conclusions qui s'imposent.

Le Comité de l'UCPW

18:31 Écrit par UCPW dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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